Toulouse : un spectacle de crèche vivante interrompu par des manifestants

Le spectacle de la crèche vivante de Toulouse le 19 décembre 2015.
Le spectacle de la crèche vivante de Toulouse le 19 décembre 2015. (MAXPPP)

Les manifestants étaient une cinquantaine, selon l'archevêque de Toulouse, qui dénonce cette interruption.

La tonalité religieuse du spectacle n'a visiblement pas plu à tout le monde. A Toulouse, la crèche vivante a été interrompue par des manifestants, samedi 14 décembre après-midi, place Saint-Georges, rapporte La Dépêche.

Vers 16 heures, un groupe de militants radicaux qui participait au défilé des "gilets jaunes", fuyant les gaz lacrymogènes des policiers, s'est retrouvé sur la place Saint-Georges, où se tenait la crèche vivante. Certains membres de ce groupe ont tenté de monter sur l'estrade en criant notamment, d’après plusieurs témoins, "Stop aux fachos".

 "Une cinquantaine de manifestants" 

"Il y a eu des bousculades et nous avons décidé de mettre fin au spectacle car les conditions de sécurité n'étaient plus acceptables", relate Erwan Demolins, porte-parole de l’association organisatrice Vivre Noël Autrement, interrogé par 20 Minutes. Les responsables de l’association ont fait rentrer les enfants et les adultes qui participaient au spectacle dans un local près de la place. Un autre groupe plus important de "gilets jaunes" est arrivé et a calmé le jeu. 

L’archevêque de Toulouse, Robert Le Gall, a dénoncé dans un communiqué, publié sur le compte Twitter du diocèse, l'interruption de la crèche vivante toulousaine. Selon l'archevêque, ce sont "une cinquantaine de manifestants" qui se sont opposés au spectacle, au cours duquel, rappelle le responsable religieux, "des chants de Noël sont entonnés" et "des scènes de Nativité jouées", comme le montre une vidéo postée sur le compte Facebook de l'association.

"Je déplore, écrit l'archevêque, que le simple rappel de la naissance de Jésus et des valeurs qu’elle véhicule (accueil de l'étranger, annonce de la Paix et signe de tendresse dont nous avons tous besoin) ne soit plus respecté dans notre pays et suscite même des actes de violences verbales et physiques de ceux qui s’érigent comme défenseurs de la liberté."

L’association dit réfléchir "aux suites à donner" à cet incident.

Vous êtes à nouveau en ligne