Elections européennes 2019

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Benjamin Griveaux, alors secrétaire d\'Etat auprès du ministre de l\'Economie et des Finances, le 28 juillet 2017.

Municipales à Paris : LREM en ordre de bataille derrière le candidat Benjamin Griveaux

Benjamin Griveaux lors de son premier meeting en vue des municipales de 2020 à Paris, le 18 juillet 2019.

"Il n'avait pas à dire ça" : au premier meeting de Benjamin Griveaux en vue des municipales à Paris, les militants gênés par les propos du candidat LREM

Benjamin Griveaux lors de son premier meeting en vue des municipales de 2020 à Paris, le 18 juillet 2019.

Municipales 2020 : Griveaux lance sa campagne à Paris sur fond de polémique

Benjamin Griveaux, le candidat LREM à la mairie de Paris, répond aux questions de journalistes lors d\'un déplacement de campagne à Paris, le 11 juillet 2019.

Benjamin Griveaux : premier meeting après le dérapage

Christian Jacob, président du groupe LR à l\'Assemblée nationale, jeudi 18 juillet 2019.

VIDEO. Municipales 2020 : pour Christian Jacob, "pas d'accord avec LREM, pas plus qu'avec le RN"

Christian Jacob, président des députés LR à l\'Assemblée nationale et candidat à la présidence des Républicains, est l\'invité politique de franceinfo, le 18 juillet 2019.

VIDEO. Propos insultants de Benjamin Griveaux : "C’est très révélateur de sa personnalité, dans la méchanceté en permanence"

Benjamin Griveaux, le candidat LREM à la mairie de Paris, répond aux questions de journalistes lors d\'un déplacement de campagne à Paris, le 11 juillet 2019.

Municipales à Paris : Benjamin Griveaux s'excuse auprès de ses anciens rivaux LREM, après la publication de propos insultants tenus en privé

Benjamin Griveaux (au premier plan), le 29 janvier 2019 à Paris.

Ambitieux contrarié, "gros bosseur" et "arrogant"... Qui est Benjamin Griveaux, choisi par LREM pour conquérir Paris ?

La mairie de Marseille le 19 mars 2014 (illustration).

Maires : le gouvernement envisage des formations systématiques

Les municipales se tiendront les 15 et 22 mars 2020. 

Municipales 2020 : "Il faut prévoir des sessions de formation pour nous sensibiliser aux problèmes de sécurité", déclare le maire de Largentière

Ursula von der Leyen lors d\'une conférence de presse à Bruxelles, le 10 juillet 2019.

La conservatrice allemande Ursula von der Leyen est élue, de justesse, présidente de la Commission européenne

Les maires remettront leur écharpe en jeu les 15 et 22 mars 2020. (Photo d\'illustration)

Les élections municipales auront lieu les 15 et 22 mars 2020

David Kimelfeld, président de la Métropole de Lyon, maire LREM du 4e arrondissement de Lyon, mardi 16 juillet 2019.

Municipales à Lyon : "Faire de la politique autrement, ce ne sont pas des petits arrangements autour d'une table", répond David Kimelfeld à Gérard Collomb

La ministre de la Défense allemande, Ursula von der Leyen, avant un Conseil des ministres à Berlin (Allemagne), le 15 juillet 2019.

Commission européenne : Ursula von der Leyen face aux députés européens

La référente de La République en marche en Ille-et-Vilaine, Carole Gandon, lors d\'une assemblée départementale du parti à Châteaubourg, le 8 juin 2018.

Municipales : LREM annonce ses candidats dans 15 villes dont Rennes et Grenoble

Olivier Faure estime que la responsabilité du chef de l\'État est d\'arrêter de \"faire pourrir le mouvement [des \"gilets jaunes\"] mais de lui donner une issue positive.\"

Incidents du 14-Juillet : "La fête nationale ne devrait pas être désacralisée", affirme Olivier Faure (PS)

Une maire de l\'Allier porte l\'écharpe tricolore lors d\'une cérémonie de mariage, en juillet 2008.

VIDEO. Lassitude, impuissance, ingratitude... le ras-le-bol général des maires

Populimse Bulgarie

Micro européen. Bulgarie : le "cauchemar" de Bruxelles

Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, le 9 janvier 2019, lors d\'une conférence de presse après un séminaire gouvernemental à Paris.   

Affaire François de Rugy : "La justice ne peut pas se rendre dans la presse", affirme Griveaux (LREM)

Cédric Villani, député de l\'Essonne et candidat à la l\'investiture LREM pour les élections municipales à Paris, le 4 juillet 2019.

"Je ne m'exprime pas sous la menace" : Cédric Villani se positionnera en septembre pour les municipales à Paris

Les informés du jeudi 11 juillet 2019.

François de Rugy maintenu dans ses fonctions, la mort de Vincent Lambert... Les informés de franceinfo du jeudi 11 juillet 2019

Le député Benjamin Griveaux dans les jardins de l\'Assemblée nationale, le 12 juin 2019.

DIRECT. Municipales 2020 à Paris : Benjamin Griveaux souhaite "plus que tout une campagne digne, sans aucun propos de caniveau"

Aurore Bergé, député des Yvelines, porte-parole de La République en marche, invité du \"8h30 Sénéchal-Dély\", jeudi 11 juillet 2019. 

Désignation de Benjamin Griveaux : Aurore Bergé "ne croit pas" qu’Emmanuel Macron "soit intervenu"

Benjamin Griveaux, alors secrétaire d\'Etat auprès du ministre de l\'Economie et des Finances, le 28 juillet 2017.

Municipales 2020 à Paris : Benjamin Griveaux désigné tête de liste LREM

Benjamin Griveaux, alors secrétaire d\'Etat auprès du ministre de l\'Economie et des Finances, le 28 juillet 2017.

VIDEO. Municipales à Paris : Benjamin Griveaux souhaite "plus que tout une campagne digne, sans aucun propos de caniveau"

Marlène Schiappa félicite Benjamin Griveaux pour son investiture comme candidat LREM à la mairie de Paris (photo d\'illustration, 6 mars 2019).

Municipales 2020 à Paris : Benjamin Griveaux est "désormais le candidat de toute La République en Marche", assure Marlène Schiappa

L\'ancien conseiller en communication de François Hollande, Gaspard Gantzer, candidat à la mairie de Paris sous l\'étiquette \"Parisiennes – Parisiens\" (30 avril 2014).

Municipales 2020 à Paris : "J'appelle Cédric Villani et Hugues Renson à me rejoindre", lance Gaspard Gantzer

Le Parlement européen, le 2 juillet 2019 à Strasbourg (Bas-Rhin).

Parlement européen : Pascal Canfin prend la tête de la commission Environnement

Christian Estrosi, maire Les Républicains de Nice, invité du \"8h30 politique\", mercredi 10 juillet. 

Municipales à Nice : "On ne va pas se fondre dans un programme d’un appareil politique parisien" dit Christian Estrosi

Hugues Renson, vice-président de l\'Assemblée nationale et député LREM, invité de franceinfo, à Paris, le 24 juillet 2018.

Investiture LREM pour Paris : dans les coulisses de l'audition d'Hugues Renson

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Les enjeux des élections européennes 2019

Comme tous les cinq ans depuis 1979, les citoyens de l'Union européenne sont appelés en 2019 à renouveler leurs eurodéputés. Cette année, les électeurs de 27 pays désigneront 705 députés européens entre le 23 et le 26 mai. En France, le scrutin se tiendra le dimanche 26 mai.

A quoi ressemble le Parlement européen sortant ?

Actuellement, le Parlement européen compte 751 membres répartis en huit groupes politiques. Le plus important est le Parti populaire européen (PPE), grand parti de droite conservatrice, libérale et europhile, qui compte 218 députés. Viennent ensuite les Socialistes et démocrates (S&D), le grand groupe de gauche modérée, fort de 186 membres. Le groupe eurosceptique ECR, formé autour des conservateurs britanniques et polonais, compte 73 membres. Les libéraux pro-européens de l'ALDE en comptent 68, les Verts 52, tout comme la gauche antilibérale (GUE). Les souverainistes de l'EFDD sont 44 et l'ENL (extrême droite) compte 34 membres. Enfin, 22 députés ne sont inscrits dans aucun groupe.

Dans quel contexte se tiennent ces élections ?

Depuis 2014, la situation politique a beaucoup évolué sur le Vieux-Continent. Les institutions européennes se retrouvent confrontées à de nombreux défis. Le plus important en cette année 2019 est sans aucun doute celui de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne (Brexit), dont les conséquences restent incertaines tant pour Londres que pour le reste de l'Europe.

Dans plusieurs pays d'Europe, la défiance vis-à-vis des institutions européennes s'est traduite par l'arrivée au pouvoir de gouvernements eurosceptiques (par exemple en Italie ou en Hongrie) ou par l'entrée en force dans les Parlements nationaux de partis d'extrême droite (l'AfD en Allemagne, le FPÖ en Autriche, le PVV aux Pays-Bas ou encore le SD en Suède). En Hongrie, en Pologne et en Roumanie, les gouvernements en place sont régulièrement critiqués pour leurs atteintes à l'Etat de droit.

L'Europe est en outre placée face à ses responsabilités dans de nombreux domaines. En matière d'immigration, l'UE est incapable de parler d'une seule voix devant l'arrivée massive de migrants. Sur la question écologique, les engagements peinent à se concrétiser. Quant à la croissance économique, elle pourrait ralentir dans les prochaines années après un pic en 2017, selon les prévisions de la Commission européenne.

La France n'est pas épargnée par ces soubresauts. Emmanuel Macron, élu en 2017 au nez et à la barbe de tous les partis traditionnels, est affaibli après la révélation de l'affaire Benalla mais aussi l'éclosion d'un mouvement de contestation inédit et radical : les "gilets jaunes". Ces élections seront donc un test grandeur nature pour le président français, trois ans avant l'échéance de la présidentielle 2022.

Comment se déroule le scrutin ?

Chacun des Etats membres de l'UE organise l'élection comme il l'entend, pourvu qu'il s'agisse d'un scrutin à la proportionnelle. Selon les pays, ce scrutin à un seul tour sera organisé entre le 23 et le 26 mai. Cette année, cela concerne les électeurs de 27 pays, contre 28 pays en 2014, en raison du Brexit. La sortie du Royaume-Uni de l'UE  doit en effet être effective le 29 mars.

En France, l'élection de 2019 se tient le dimanche 26 mai. Il s'agit de désigner les 79 sièges d'eurodéputés attribués à la France. C'est cinq de plus qu'en 2014, la France s'étant vue redistribuer une partie des sièges jusqu'à présent occupés par le Royaume-Uni.

Autre nouveauté : en France, ces élections se déroulent au scrutin proportionnel dans une circonscription unique, ce qui signifie que chaque parti ne présente qu'une liste nationale. C'est un retour au système qui prévalait lors des élections européennes jusqu'en 1999, alors que les élections européennes de 2004, 2009 et 2014 se sont déroulées dans le cadre de circonscriptions régionales. Chaque liste ayant obtenu au moins 5% des voix se verra donc attribuer le nombre de sièges correspondant à son score. Celles qui ne dépasseront pas cette barre ne seront en revanche pas représentés.

A quoi servent les députés européens ?

Le Parlement européen exerce trois principaux pouvoirs. D'abord un pouvoir législatif qui consiste à amender et voter les textes présentés par la Commission européenne. Dans la plupart des domaines, le Parlement européen partage ce pouvoir avec le Conseil (l'institution qui rassemble les ministres nationaux des Etats membres dans un domaine donné). Le Parlement européen dispose ensuite d'un pouvoir budgétaire : il adopte le budget de l'UE, là encore avec le Conseil. Enfin, le Parlement européen a un pouvoir de contrôle sur les autres institutions de l'UE.En outre, au début de leur mandat, les députés européens adoubent (ou nom) le candidat des chefs d'Etats et de gouvernements pour le poste stratégique de président de la Commission européenne. Ils approuvent également la composition de la Commission européenne et peuvent, au cours de leur mandat, renverser cette dernière. Les eurodéputés élus lors de l'élection de 2019 seront donc appelés à élire le successeur du Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, qui préside la Commission depuis 2014.

Quels sont les partis en lice en France ?

La quasi-totalité de l'échiquier politique français devrait être représenté lors de ces élections européennes. La constitution d'une liste est plutôt aisée puisqu'il suffit de réunir 79 candidats (à parité d'hommes et de femmes) sur l'ensemble du territoire.

Sur le plan national, il sera intéressant d'observer si, rappelant le résultat de l'élection présidentielle de 2017, le scrutin sera dominé par les listes de La République en marche (LREM) et du Rassemblement national (RN). A quelques mois de l'élection, le parti présidentiel, allié au MoDem de François Bayrou, n'a toujours pas choisi qui conduirait sa liste. Le parti de Marine Le Pen a quant à lui désigné comme tête de liste le jeune Jordan Bardella, 23 ans, et réussi à débaucher Thierry Mariani, un ancien ministre de Nicolas Sarkozy.

A droite, après la défaite de François Fillon au premier tour de la présidentielle, Les Républicains jouent la carte du renouvellement avec François-Xavier Bellamy, 33 ans, issu de la droite conservatrice. Mais le parti de Laurent Wauquiez pourrait être concurrencé par la liste Debout la France du souverainiste Nicolas Dupont-Aignan. D'autres partis, comme l'UPR de François Asselineau, Les Patriotes de Florian Philippot, Résistons de Jean Lassalle et l'UDI de Jean-Christophe Lagarde prévoient également de se présenter aux suffrages des Français.

Les partis politiques de gauche partent quant à eux en ordre dispersé. La France insoumise sera emmenée aux élections européennes par Manon Aubry, une ancienne responsable de l'ONG Oxfam. Contrairement aux élections de 2014 où ils partaient ensemble sous la bannière du Front de gauche, les communistes ne s'allieront pas avec le mouvement de Jean-Luc Mélenchon cette année. Le PCF présente donc une liste autonome, dirigée par Ian Brossat. Europe Ecologie-Les Verts a de son côté investi l'eurodéputé sortant Yannick Jadot, tandis que Benoît Hamon, candidat malheureux à la présidentielle, prendra la tête de sa liste Générations. Cette multitude de candidatures laisse le Parti socialiste, dirigé par Olivier Faure, bien esseulé dans sa quête d'alliances à gauche. A l'extrême gauche, Lutte ouvrière a décidé de mener une liste autonome et de ne pas s'allier avec le Nouveau Parti anticapitaliste.

Enfin, la présence ou non d'une ou plusieurs listes "gilets jaunes" pourrait influer sur la campagne. Ingrid Levavasseur, une aide-soignante de l'Eure, a ainsi annoncé son intention de mener une liste intitulée Ralliement d'initiative citoyenne.

Quelles sont les prochaines échéances électorales ?

Après ce premier test électoral pour Emmanuel Macron et la majorité présidentielle, la prochaine échéance importante interviendra dès 2020, avec les élections municipales. Ce premier scrutin local de la mandature sera révélateur de la capacité ou non du macronisme à s'imposer dans les territoires, condition de sa durabilité au-delà du phénomène Macron.

L'année 2021 sera quant à elle marquée par des élections régionales et départementales, un an avant la présidentielle et les législatives de 2022.
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