Elections Régionales et Départementales 2021

Les élections sénatoriales se déroulent le dimanche 27 septembre 2020. Le Sénat s’y renouvelle pour moitié et est élu par un collège électoral de grands électeurs. Retrouvez ici toute l'actualité, les analyses et décryptages, les interviews, les sondages, les résultats du scrutin tout au long de la journée et bien plus encore !
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Les titres

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Covid-19: “Le couvre-feu est inhumain et inefficace”, estime Éric Coquerel (LFI)

Éric Dupond-Moretti, invité de France Inter mercredi 3 mars.

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Emmanuel Macron en déplacement en Bourgogne, le 23 février 2021.

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Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, était l\'invitée de franceinfo le 2 mars 2021.

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Jordan Bardella (RN) à Fréjus, en septembre 2020.

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Le président de la République à l\'Elysée lors d\'une réunion par vidéoconférence avec des responsables de l\'Union africaine, mercredi 17 février 2021.

Emmanuel Macron et la présidentielle de 2022 : une campagne à droite toute ?

François Bayrou, Haut-commissaire au Plan, invité de franceinfo jeudi 25 février 2021.

VIDEO. "Aujourd'hui on ne représente que les majorités", pointe François Bayrou qui plaide pour une dose de proportionnelle aux législatives

François Bayrou, haut-commissaire au Plan, et président du MoDem, sur franceinfo jeudi 25 février 2021.

Nouvelles restrictions, "plan Marshall", proportionnelle au Parlement... Le "8h30 franceinfo" de François Bayrou

Emmanuel Macron lors d\'une visite dans une ferme en Côte d\'Or, le 23 février 2021, en compagnie de Julien de Normandie, ministre de l\'Agriculture. Photo d\'illustration.

2022 : quel "fil rouge" pour Emmanuel Macron ?

Valérie Pécresse, le 2 septembre 2020, à Paris.

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Vote lors des municipales à Grenoble (Isère), le 15 mars 2020.

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Une marche pour le climat, le 21 septembre 2019 à Paris.

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Une machine à voter au Mans, le 15 mars 2020, lors du premier tour des élections municipales.

VRAI OU FAKE. Le vote par anticipation à l'aide de machines à voter facilite-t-il la fraude électorale ?

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Un bureau de vote à Nice (Alpes-Maritimes), lors du premier tour des élections municipales, le 15 mars 2020.

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Un bureau de vote lors du premier tour de l\'élection présidentielle, le 23 avril 2017, à Bordeaux (Gironde).

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Le sénateur Xavier Iacovelli en visite dans un centre de rétention administrative au Mesnil-Amelot, le 6 mai 2019.

Vote par anticipation pour la présidentielle : le "problème", c'est "l'utilisation des machines à voter" affirme le sénateur LREM Xavier Iacovelli

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Vote par anticipation pour la présidentielle : un "Opni, objet politique non-identifié" amené "d'un seul coup", dénonce le sénateur centriste Hervé Marseille

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Élection présidentielle : le vote par anticipation "peut porter atteinte à la sincérité du scrutin", selon un constitutionnaliste

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Le Sénat, lors d\'une séance de questions au gouvernement, le 10 février 2021.

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Un bureau de vote du 5e arrondissement de Paris, lors du second tour des élections municipales, le 28 juin 2020.

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Michel Barnier, le 25 décembre 2020, à Bruxelles.

Présidentielle 2022 : Michel Barnier remplit son agenda parisien

Sur le plateau des \"4 Vérités\" de France 2 lundi 21 janvier, la députée de La France insoumise Clémentine Autain s\'inquiète du silence d\'Emmanuel Macron, qui \"ne nous dit pas comment seront tranchés ces débats\".

Le projet de loi stigmatisme « évidemment » les musulmans, selon Clémentine Autain (LFI)

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Enjeux des élections régionales et départementales 2021 en plein coronavirus

Les élections départementales et régionales 2021 se déroulent dans un contexte de crise sanitaire avec l'épidémie de Covid-19. Si le premier tour s'est bien tenu le 15 mars, le second tour, qui devait être organisé le dimanche suivant, le 22 mars, a finalement été reporté au 28 juin. Dans les quelque 5 000 communes françaises qui n'ont pas élu leur conseil municipal dès le premier tour, les candidats font campagne à distance, en évitant les grandes réunions publiques et les poignées de main. L'abstention, forte au premier tour (plus de 55%), est un enjeu pour le second tour.

Le parti macroniste, La République en marche (LREM), a été défait de justesse aux élections européennes de 2019. Il a obtenu 22,4% des suffrages, contre 23,3% pour le Rassemblement national (RN). Les élections municipales constituent un enjeu majeur pour le jeune mouvement d’Emmanuel Macron : s’implanter localement et, par ricochet, ravir des villes à la droite et à la gauche. En somme, continuer à affaiblir les partis traditionnels.

Les résultats du premier tour n'ont toutefois pas tourné à leur avantage et LREM fait face à des cas épineux. A Lyon, Gérard Collomb s'est allié à LR au second tour. A Paris, Benjamin Griveaux a dû renoncer après la publication en ligne d'une vidéo intime. Sa remplaçante, l'ancienne ministre de la Santé Agnès Buzyn, doit composer avec la candidature dissidente de Cédric Villani, alors que la socialiste Anne Hidalgo compte bien rester en place. A Marseille, LREM a été écrasé au premier tour par une alliance de gauche menée par Michèle Rubirola Blanc et par la candidate des Républicains, Martine Vassal, qui succède au maire sortant Jean-Claude Gaudin. 

La droite, qui avait conquis de nombreuses villes en 2014, espère se maintenir. Elle a obtenu un score historiquement faible (8,48%) lors du scrutin européen. Et le parti Les Républicains (LR) traverse une crise profonde depuis la débâcle de François Fillon à la présidentielle. Soixante-douze maires de droite et du centre, à Angers (Maine-et-Loire), Tours (Indre-et-Loire), Orléans (Loiret), Amiens (Somme) ou encore Nancy (Meurthe-et-Moselle) ont décidé d'afficher leur soutien à l'action du gouvernement et à Emmanuel Macron. Ils ne se sont pas présentés sous l'étiquette LR. Le parti risque aussi de perdre des villes au profit d'une alliance entre les maires sortants et LREM.

Le Rassemblement national (RN) a de son côté fait de bons scores aux élections européennes à Marseille (Bouches-du-Rhône), Nice (Alpes-Maritimes), Reims (Marne) ou Toulon (Var). Mais il n'a jamais gagné d'élections locales, à quelques exceptions près, car le mode de scrutin à deux tours ne lui est pas favorable. Le parti dirigé par Marine Le Pen compte bien garder les villes qu'il a prises en 2014. Il pourrait néanmoins progresser dans des villes moyennes, dans le Nord ou le Sud-Est. Une seule grande ville semble être à sa portée : Perpignan, où le député Louis Aliot est arrivé en tête au premier tour.

Europe Ecologie-Les Verts (EELV) souhaite pour sa part surfer sur son succès aux européennes pour gagner quelques grandes villes comme Nantes, Paris ou Rennes.

Municipales 2014

Les élections municipales de 2014 ont donné lieu à une "vague bleue" : plus de 115 villes de 10 000 habitants ont en effet basculé de la gauche à la droite. La droite a conservé des grandes villes comme Marseille (Bouches-du-Rhône) mais aussi conquis Toulouse (Haute-Garonne), Angers (Maine-et-Loire), Quimper (Finistère), Brive-la-Gaillarde (Corrèze) ou encore La Roche-sur-Yon (Vendée). Le Parti socialiste (PS) a réussi à conserver Paris et à conquérir Avignon (Vaucluse) ou Douai (Nord), mais a perdu les mairies de Limoges ou encore Pau. Il s’est aussi fait ravir la mairie de Grenoble (Isère), remportée par le candidat EELV allié au Parti de gauche et à un collectif citoyen.

Le Front national a pris dix villes : Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), Béziers (Hérault), Fréjus (Var), Hayange (Moselle), Cogolin (Var), Beaucaire (Gard), Villers-Cotterêts (Aisne), Le Luc (Var), Le Pontet (Vaucluse), Mantes-la-Ville (Yvelines). Il a également conquis une mairie de secteur (le 7e) à Marseille (Bouches-du-Rhône).

Mode de scrutin

Les élections municipales auront lieu les dimanches 15 mars (premier tour) et 22 mars (second tour) 2020 pour renouveler les quelque 540 000 conseillers municipaux dans les 35 000 communes françaises. Les demandes d'inscription sur les listes électorales devront être déposées au plus tard le vendredi 7 février. Le dépôt des candidatures s'achèvera le jeudi 27 février. Les électeurs votent pour élire leurs conseillers municipaux, qui ensuite élisent eux-mêmes le maire de la commune au sein du conseil municipal.

Les conseillers municipaux sont élus pour six ans au suffrage universel direct, selon un mode de scrutin de liste qui varie selon la taille des communes. Les listes doivent comporter autant de noms que de sièges à pourvoir et être paritaires (femmes/hommes).

Pour les communes de moins de 1 000 habitants, les candidats peuvent être élus dès le premier tour lorsqu'ils obtiennent la majorité absolue et si au moins un quart des inscrits a voté. En cas de second tour, les candidats peuvent être élus avec une simple majorité relative. Les électeurs peuvent choisir de voter pour des candidats de listes différentes (système du panachage), les suffrages étant comptabilisés individuellement.

Pour les communes de plus de 1 000 habitants, les candidats peuvent également être élus dès le premier tour en cas de majorité absolue. Si aucun candidat ne parvient à l'obtenir, un second tour est organisé. Il n'est pas possible de modifier l'ordre de présentation des listes au moment du vote. Si une liste a obtenu au moins 10% des suffrages exprimés, elle peut se maintenir au second tour. Les candidats d'une liste qui obtient au moins 5% sans pouvoir se maintenir peuvent rejoindre une autre liste.

Le scrutin intègre une dose de proportionnelle : la moitié des sièges est ainsi attribuée à la liste ayant réuni le plus de voix, les sièges restants sont proportionnellement répartis entre les listes ayant obtenu au moins 5% des voix. Les électeurs des communes de plus de 1 000 habitants éliront aux mêmes dates leurs conseillers communautaires (qui siègent aux communautés de communes).
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