Elections municipales 2020

Les prochaines élections municipales se tiendront les dimanches 15 et 22 mars 2020 dans toutes les communes de France. Franceinfo vous accompagne tout au long de la campagne électorale : Retrouvez ici toute l'actualité, les analyses et décryptages, les interviews, les sondages et bien plus encore.
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Les autres titres

Le maire sortant de Lyon, Gérard Collomb, lors d\'une conférence de presse, le 28 mai 2020. 

Municipales : quand les candidats LREM s'allient à la droite

Gérard Collomb lors du premier tour de l\'élection municipale à Lyon, le 15 mars 2020. 

Municipales : de nouvelles alliances pour le second tour

Nicolas Florian, le maire LR sortant de Bordeaux (à droite) avec son nouvel allié pour les Municipales 2020, le LREM Thomas Cazenave (au centre).

Accord LR/LREM à Bordeaux : "Ce n'est pas un accord d'appareil politique", assure le maire sortant Nicolas Florian

Elections municipales 2020 : conditions sanitaires drastiques pour le second tour.

Municipales : les modalités de l'organisation du second tour

Des affiches présentant les candidats au premier tour des municipales à Paris, le 14 mars 2020.

Municipales : les listes déposées, les alliances scellées

Dans un bureau de vote à Lyon, le 15 mars 2020, pour le premier tour des élections municipales.

Municipales : avec l’épidémie, une campagne électorale à minima

Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, était l\'invité de franceinfo mercredi 3 juin 2020.

VIDEO. Présidentielle de 2022 : le socialiste Olivier Faure veut "un candidat unique pour l'ensemble de la gauche et des écologistes"

Canidate écologiste à Besançon, Anne Vignot, prévoit des rendez-vous thématiques sur les réseaux sociaux. Ici, sur un marché de Besançon, en février 2020.

Second tour des municipales : coups de fils aux électeurs, rencontres dans les parcs ou sur les réseaux, comment les candidats s'adaptent pour faire campagne

François-Noël Buffet, candidat LR pour la présidence de la Métropole de Lyon.

Métropole de Lyon : le candidat LR justifie l'alliance avec Gérard Collomb, "le choix du rassemblement" face à l'extrême gauche

Aurélien Pradié député et secrétaire général du parti Les Républicains, invité de franceinfo le 30 octobre 2019

Accords LR-LREM pour le second tour des municipales : "Il semblerait que nous devenions une force d'attraction", affirme le secrétaire général des Républicains

Florence Berthout, à Paris, le 23 janvier 2020.

Municipales à Paris : Florence Berthout, maire sortante LREM du 5e arrondissement, rallie Rachida Dati avec une liste divers-droite

Dans un bureau de vote à Mulhouse (Haut-Rhin) lors du premier tour des élections municipales, le 15 mars 2020 (phot d\'illustration).

Municipales 2020 : dernière ligne droite pour le dépôt des listes

Des tracts électoraux des candidats à la mairie de Paris, le 24 février 2020.

Municipales : un calvaire pour LREM

Julien Bayou conseiller régional d\'Île-de-France et secrétaire national d\'Europe Écologie Les Verts lors d\'un congrès de son parti à Saint-Denis (93) en novembre 2019. 

Municipales : les alliances compliquées PS-EELV

Thomas Cazenaze, Nicolas Florian et Philippe Poutou lors d\'un débat organisé par \"La Tribune\" pour les municipales à Bordeaux (Gironde), le 4 mars 2020.

Municipales à Bordeaux : le candidat LREM Thomas Cazenave rallie la liste du maire sortant LR Nicolas Florian

La maire PS sortante de Paris Anne Hidalgo signe un accord d\'alliance avec le candidat écologiste David Belliard, pour le second tour des municipales du 28 juin.

Municipales à Paris : la maire sortante PS Anne Hidalgo conclut un accord avec les écologistes

Les informés du 1er juin 2020.

Les émeutes après la mort de George Floyd, Cédric Villani toujours en campagne, l'oeuvre de Christo... Les informés du 1er juin

Dans un bureau de vote de Bordeaux (Gironde), le 15 mars 2020, lors du premier tour des élections municipales.

Municipales 2020 : les alliances entre le PS et les Verts ne sont plus automatiques

Dans un bureau de vote à Lyon, le 15 mars 2020, pour le premier tour des élections municipales.

Municipales 2020 : les difficiles alliances des écologistes

Julien Bayou conseiller régional d\'Île-de-France et secrétaire national d\'Europe Écologie Les Verts lors d\'un congrès de son parti à Saint-Denis (93) en novembre 2019. 

Municipales : la question du second tour c'est "est-ce qu'on veut que tout redémarre comme avant, avec le bruit et la pollution ? ", selon Julien Bayou

Cédric Villani lors d\'un débat le 10 mars avant le premier tour des municipales à Paris.

Municipales à Paris : Cédric Villani maintient sa candidature dans le 14e arrondissement et ne noue aucun accord

Natalia Pouzireff (LREM)

Natalia Pouzireff (LREM) : "Les départs sont une rectification à la marge"

Gilles Legendre et Stanislas Guerini, le 22 mars 2020. 

LREM en ordre dispersé

Le député MoDem Jean-Noël Barrot, à l\'Assemblée nationale, le 3 octobre 2017.

Municipales : "Les Français ne doivent pas avoir à choisir entre leur santé et leur droit civique", selon un député qui défend le vote par correspondance

Gérard Collomb, le maire de Lyon et ex-ministre de l\'Intérieur, pendant une conférence de presse à Lyon le 17 octobre 2018.

Gérard Collomb tourne la page LREM

Agnès Langevine, candidate écologiste à la mairie de Perpignan (Pyrénées-Orientales), sort de l\'isoloir à l\'occasion du premier tour des municipales, le 15 mars 2020.

Municipales 2020 : à Perpignan, l'écologiste Agnès Langevine se retire pour faire barrage au RN Louis Aliot

Une affiche électorale d\'Agnès Buzyn, tête de liste de la majorité pour les élections municipales, déchirée. Photo prise à Paris le 14 mars 2020, veille du premier tour

Municipales : la majorité fait le deuil d'une victoire dans une grande ville

Le député LREM Bruno Bonnell, invité de franceinfo.

Retrait de l'investiture LREM à Gérard Collomb : "Cette décision est surprenante", selon Bruno Bonnel

Le maire sortant de Lyon, Gérard Collomb, lors d\'une conférence de presse, le 28 mai 2020. 

Lyon : LREM retire leurs investitures à Gérard Collomb, pour la métropole, et Yann Cucherat, pour la mairie, après leur alliance avec LR

Le maire de Lyon, Gérard Collomb, lors d\'une conférence de presse le 28 mai 2020 pour annoncer une alliance le parti LR avant le second tour des élections municipales à Lyon.

"Un accord contre-nature" : les opposants à Gérard Collomb dénoncent son ralliement au candidat LR pour la présidence de la métropole lyonnaise

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Enjeux des municipales 2020 en plein coronavirus

Les élections municipales de 2020 se déroulent dans un contexte de crise sanitaire avec l'épidémie de Covid-19. Si le premier tour s'est bien tenu le 15 mars, le second tour, qui devait être organisé le dimanche suivant, le 22 mars, a finalement été reporté au 28 juin. Dans les quelque 5 000 communes françaises qui n'ont pas élu leur conseil municipal dès le premier tour, les candidats font campagne à distance, en évitant les grandes réunions publiques et les poignées de main. L'abstention, forte au premier tour (plus de 55%), est un enjeu pour le second tour.

Le parti macroniste, La République en marche (LREM), a été défait de justesse aux élections européennes de 2019. Il a obtenu 22,4% des suffrages, contre 23,3% pour le Rassemblement national (RN). Les élections municipales constituent un enjeu majeur pour le jeune mouvement d’Emmanuel Macron : s’implanter localement et, par ricochet, ravir des villes à la droite et à la gauche. En somme, continuer à affaiblir les partis traditionnels.

Les résultats du premier tour n'ont toutefois pas tourné à leur avantage et LREM fait face à des cas épineux. A Lyon, Gérard Collomb s'est allié à LR au second tour. A Paris, Benjamin Griveaux a dû renoncer après la publication en ligne d'une vidéo intime. Sa remplaçante, l'ancienne ministre de la Santé Agnès Buzyn, doit composer avec la candidature dissidente de Cédric Villani, alors que la socialiste Anne Hidalgo compte bien rester en place. A Marseille, LREM a été écrasé au premier tour par une alliance de gauche menée par Michèle Rubirola Blanc et par la candidate des Républicains, Martine Vassal, qui succède au maire sortant Jean-Claude Gaudin. 

La droite, qui avait conquis de nombreuses villes en 2014, espère se maintenir. Elle a obtenu un score historiquement faible (8,48%) lors du scrutin européen. Et le parti Les Républicains (LR) traverse une crise profonde depuis la débâcle de François Fillon à la présidentielle. Soixante-douze maires de droite et du centre, à Angers (Maine-et-Loire), Tours (Indre-et-Loire), Orléans (Loiret), Amiens (Somme) ou encore Nancy (Meurthe-et-Moselle) ont décidé d'afficher leur soutien à l'action du gouvernement et à Emmanuel Macron. Ils ne se sont pas présentés sous l'étiquette LR. Le parti risque aussi de perdre des villes au profit d'une alliance entre les maires sortants et LREM.

Le Rassemblement national (RN) a de son côté fait de bons scores aux élections européennes à Marseille (Bouches-du-Rhône), Nice (Alpes-Maritimes), Reims (Marne) ou Toulon (Var). Mais il n'a jamais gagné d'élections locales, à quelques exceptions près, car le mode de scrutin à deux tours ne lui est pas favorable. Le parti dirigé par Marine Le Pen compte bien garder les villes qu'il a prises en 2014. Il pourrait néanmoins progresser dans des villes moyennes, dans le Nord ou le Sud-Est. Une seule grande ville semble être à sa portée : Perpignan, où le député Louis Aliot est arrivé en tête au premier tour.

Europe Ecologie-Les Verts (EELV) souhaite pour sa part surfer sur son succès aux européennes pour gagner quelques grandes villes comme Nantes, Paris ou Rennes.

Municipales 2014

Les élections municipales de 2014 ont donné lieu à une "vague bleue" : plus de 115 villes de 10 000 habitants ont en effet basculé de la gauche à la droite. La droite a conservé des grandes villes comme Marseille (Bouches-du-Rhône) mais aussi conquis Toulouse (Haute-Garonne), Angers (Maine-et-Loire), Quimper (Finistère), Brive-la-Gaillarde (Corrèze) ou encore La Roche-sur-Yon (Vendée). Le Parti socialiste (PS) a réussi à conserver Paris et à conquérir Avignon (Vaucluse) ou Douai (Nord), mais a perdu les mairies de Limoges ou encore Pau. Il s’est aussi fait ravir la mairie de Grenoble (Isère), remportée par le candidat EELV allié au Parti de gauche et à un collectif citoyen.

Le Front national a pris dix villes : Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), Béziers (Hérault), Fréjus (Var), Hayange (Moselle), Cogolin (Var), Beaucaire (Gard), Villers-Cotterêts (Aisne), Le Luc (Var), Le Pontet (Vaucluse), Mantes-la-Ville (Yvelines). Il a également conquis une mairie de secteur (le 7e) à Marseille (Bouches-du-Rhône).

Mode de scrutin

Les élections municipales auront lieu les dimanches 15 mars (premier tour) et 22 mars (second tour) 2020 pour renouveler les quelque 540 000 conseillers municipaux dans les 35 000 communes françaises. Les demandes d'inscription sur les listes électorales devront être déposées au plus tard le vendredi 7 février. Le dépôt des candidatures s'achèvera le jeudi 27 février. Les électeurs votent pour élire leurs conseillers municipaux, qui ensuite élisent eux-mêmes le maire de la commune au sein du conseil municipal.

Les conseillers municipaux sont élus pour six ans au suffrage universel direct, selon un mode de scrutin de liste qui varie selon la taille des communes. Les listes doivent comporter autant de noms que de sièges à pourvoir et être paritaires (femmes/hommes).

Pour les communes de moins de 1 000 habitants, les candidats peuvent être élus dès le premier tour lorsqu'ils obtiennent la majorité absolue et si au moins un quart des inscrits a voté. En cas de second tour, les candidats peuvent être élus avec une simple majorité relative. Les électeurs peuvent choisir de voter pour des candidats de listes différentes (système du panachage), les suffrages étant comptabilisés individuellement.

Pour les communes de plus de 1 000 habitants, les candidats peuvent également être élus dès le premier tour en cas de majorité absolue. Si aucun candidat ne parvient à l'obtenir, un second tour est organisé. Il n'est pas possible de modifier l'ordre de présentation des listes au moment du vote. Si une liste a obtenu au moins 10% des suffrages exprimés, elle peut se maintenir au second tour. Les candidats d'une liste qui obtient au moins 5% sans pouvoir se maintenir peuvent rejoindre une autre liste.

Le scrutin intègre une dose de proportionnelle : la moitié des sièges est ainsi attribuée à la liste ayant réuni le plus de voix, les sièges restants sont proportionnellement répartis entre les listes ayant obtenu au moins 5% des voix. Les électeurs des communes de plus de 1 000 habitants éliront aux mêmes dates leurs conseillers communautaires (qui siègent aux communautés de communes).
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