Féminicides

Le ministère de l'Intérieur a recensé 121 féminicides pour toute l'année 2018, soit un tous les trois jours. Pour lutter contre le fléau des violences faites aux femmes, le gouvernement lance, mardi 3 septembre, à Matignon un "Grenelle" que les associations et proches de victimes de féminicides espèrent voir déboucher sur des mesures immédiates et des moyens accrus.

Plusieurs dispositifs sont inscrits dans la loi pour protéger les femmes des violences conjugales.  
Testé dès 2009 en Seine-Saint-Denis et à Strasbourg, le téléphone grave danger a été introduit dans la loi en 2014.

Muni d'une unique touche permettant d'appeler les secours, cet appareil est octroyé pour six mois renouvelables aux femmes victimes de violences conjugales qui en font la demande. Une fois enclenché, il permet une intervention rapide des forces de l'ordre.

En 2018, les téléphones grave danger ont permis 420 interventions, contre 282 en 2017. Ils restent peu utilisés: au 31 décembre 2018, 837 de ces téléphones étaient déployés (756 en métropole, 71 en outre-mer). La ministre de la Justice, Nicole Belloubet, avait affiché début juillet sa volonté de développer le recours à ce dispositif.

Prévu par la loi en France depuis février 2017, le "dispositif électronique de protection anti-rapprochement" (DEPAR) n'a encore jamais été testé en France, malgré les demandes répétées de la juridiction de Pontoise (Val-d'Oise) pour une expérimentation. Composé d'un bracelet électronique permettant de géolocaliser l'ex-conjoint violent et d'un boîtier dont est munie la victime, ce dispositif permet à cette dernière d'être informée si son ex-compagnon s'approche. Si ce dernier pénètre dans une "zone interdite", une alarme se déclenche automatiquement et permet l'intervention des forces de l'ordre.

Enfin, la mesure d'accompagnement protégé (MAP) permet, lors d'un droit de visite, à une femme victime de violences de confier son enfant à une tierce personne, qui le remet ensuite à l'ex-conjoint violent, évitant ainsi les contacts entre les parents. Inscrite dans la loi du 9 juillet 2010 sur les violences faites spécifiquement aux femmes, la MAP a été appliquée par le tribunal de Bobigny à partir de 2012 mais n'est encore que peu utilisée dans les autres juridictions.

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En moyenne dans le monde, chaque adulte a consommé 6,5 litres d\'alcool pur en 2017, contre 5,9 litres en 1990. Cette quantité devrait atteindre 7,6 litres d\'ici 2030, selon des estimations. (Photo d\'illustration)

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Dimitri Houbron, lors d\'une séance de questions au gouvernement à l\'Assemblée nationale, le 16 mai 2018.

Prise en charge des violences conjugales : un député se glisse dans le quotidien d'une femme battue, le temps d'une journée

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C\'est un nouvel outil dans la lutte contre les violences conjugales. Le bracelet anti-rapprochement est utilisé en Espagne depuis dix ans, pour tenir à distance les conjoints violents. La France pourrait l\'adopter.

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Guillaume Vuilletet, député du Val d\'Oise, invité de la matinale de franceinfo

Bracelet "anti-rapprochement" : "On est face à un décombre macabre qu'il faut absolument interrompre", affirme le député LREM Guillaume Vuilletet

La secrétaire d\'Etat à l\'Egalité entre les femmes et les hommes à l\'Assemblée nationale, le 27 novembre 2018.

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Des Femen manifestent à Paris, le 5 octobre 2019.

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Un message écrit sur un mur dédié à la mémoire des femmes tuées par leur conjoint ou ex-conjoint, le 6 septembre 2019 à Paris.

Paris : des collages pour dénoncer les féminicides

 Montauban (Tarn-et-Garonne)

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Une affiche contre les fémincides, le 5 septembre 2019.

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800 personnes ont défilé mercredi 18 septembre pour demander justice pour Johanna Tilly, poignardée à mort par son conjoint sous les yeux de leurs enfants lundi. C\'est le 105e féminicides depuis début 2019. 

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Johanna, 27 ans, est morte en pleine rue, poignardée par son ex-conjoint devant ses enfants. Quelque 800 personnes se sont rassemblées mercredi 18 septembre au Havre (Seine-Maritime) pour dire stop aux féminicides, au nombre de 105 depuis le début de l\'année.

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