Hérault : le mouvement de protestation des policiers s'étend à Montpellier

Le commissariat de Montpellier, le 4 décembre 2008. (Photo d\'illustration)
Le commissariat de Montpellier, le 4 décembre 2008. (Photo d'illustration) (MAXPPP)

Les fonctionnaires de police-secours à Montpellier (Hérault) protestent, depuis jeudi, contre leurs rythmes de travail et pour davantage d'effectifs, comme leurs collègues d'Agde et Sète.

Dans l'Hérault, après les commissariats de Sète et d'Agde, c'est au tour des fonctionnaires de police-secours de Montpellier d'entamer un mouvement de protestation contre leurs rythmes de travail et pour réclamer plus d'effectifs. À 13 heures, jeudi 23 février, 11 fonctionnaires sur 15 de police-secours du commissariat de Montpellier étaient en arrêt maladie, rapporte France Bleu Hérault.

Dépression et burn out à l'origine de la grève

Déjà à Sète et Agde la quasi-totalité des agents de police-secours ont cessé le travail en déposant un arrêt maladie. Ils invoquent une dépression ou un burn out. Selon le syndicat Alliance police nationale, le bureau de police de Frontignan, près de Sète, était fermé, jeudi matin, en raison du manque d'effectifs. Sur la circonscription d'Agde, les policiers qui travaillaient de nuit n'ont pas pu être relevés.

À l'origine du mouvement, il y a le refus, lundi, de la direction départementale de la police d'appliquer à ces commissariats la réforme attendue des nouveaux rythmes de travail. Ces policiers ne disposent, aujourd'hui, que d'un week-end de libre toutes les six semaines, soit huit dans l'année. Les nouveaux cycles leur auraient permis de disposer d'un week-end sur deux.

Vous êtes à nouveau en ligne