Carrefour et Loué annoncent un partenariat pour éviter l'abattage des poussins mâles

Des poussins au Salon international des productions animales, près de Rennes (Ille-et-Vilaine), le 10 septembre 2019.
Des poussins au Salon international des productions animales, près de Rennes (Ille-et-Vilaine), le 10 septembre 2019. (SEBASTIEN SALOM-GOMIS / AFP)

Le distributeur et la marque ont annoncé la mise en place d'une technique qui permet de différencier le sexe de la volaille dans l'œuf, grâce à la détection de la couleur des premières plumes des embryons.

Le distributeur Carrefour et la marque Loué, propriété du groupe volailler LDC, ont annoncé lundi 10 février leur partenariat pour produire et vendre des œufs de poules issus d'une nouvelle technique de détermination du sexe dans l'œuf, et ainsi éviter l'abattage de poussins mâles.

Cette technique utilise la spectrophotométrie, c'est-à-dire qu'une caméra différencie le sexe dans l'œuf, grâce à la détection de la couleur des premières plumes des embryons. Cela permet de sélectionner les poules pondeuses avant leur éclosion et ainsi éviter d'avoir recours à l'élimination des poussins mâles. La technologie venant d'Allemagne a été utilisée pour la première fois en France début décembre 2019 dans un couvoir filiale du groupe AAT, selon Carrefour.

Les boîtes d'œufs vendues 16 centimes de plus

"Ce projet a été réalisé en partenariat avec les Fermiers de Loué, partenaires historiques de la Filière Qualité Carrefour, et le groupe allemand AAT, spécialiste mondial de l'accouvage", indique le distributeur dans un communiqué.

Au 1er mai, 30 000 poules auront bénéficié de cette technologie, pour à terme une production annuelle de 7 millions d'œufs, indique Carrefour, sans préciser dans quels délais.

Alors qu'une boîte de six œufs "Filière Qualité Carrefour" est actuellement vendue 1,78 euro, le prix de la boîte ayant bénéficié de cette technologie sera de 1,94 euro à partir du 1er mai, soit moins de trois centimes supplémentaires par œuf, selon les chiffres fournis par le distributeur.

Début janvier, les ministres de l'Agriculture français, Didier Guillaume, et allemande, Julia Klöckner, avaient affirmé leur volonté de mettre fin "d'ici fin 2021" au broyage des poussins mâles en promettant de "partager les connaissances scientifiques" et la "mise en oeuvre de méthodes alternatives".

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