Des risques sur les crédits pour les particuliers

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L'événement du jour c'est la baisse de la note financière de deux banques françaises

Comme on s'y attendait, l'agence Moody's a baissé la note de la Société générale et du Crédit Agricole. BNPparibas échappe à la baisse cette fois-ci. En revanche elle reste sous surveillance négative. L'un des critères pour fixer les notes, c'est l'exposition de ces établissements aux dettes publiques et tout particulièrement grecque, irlandaise, italienne, portugaise et espagnole. Les engagements de BNPParibas frôlent les 29 milliards d'euros, ceux du crédit agricole dépassent les 11 milliards et ceux de la Société générale sont de 4,3 milliards. Reste que les trois banques sont encore bien notées. C'est dans ce contexte que après la Société générale hier, la BNP a annoncé aujourd'hui un plan pour consolider ses finances. Elle va réduire son bilan de 10 % d'ici 2012

Cette situation va avoir des conséquences pour les particuliers qui doivent s'attendre à ce que leurs banquiers soient plus exigents, selon Nicolas Panis consultat spécialisé du cabinet Kurt Salmon

L'Italie adopte son plan d'austérité

Sous la contrainte des marchés, Rome se dote d'un nouveau plan d'austérité de plus de 54 milliards d'euros. Objectif réduire la dette qui représente 120 % du produit intérieur brut et ramener le budget à l'équilibre en 2013.
C'est la quatrième version depuis le mois de juillet, qui a finalement été la bonne. Elle prévoit notamment une hausse d'un point de la TVA qui devrait rapporter 4 milliards d'euros par an, une taxe sur les riches fixées à 3 % des revenus dépassant les 300 000 euros par an, une hausse de la taxe sur les revenus financiers qui passe de 12 et demi à 20 % et un relèvement de l'âge de départ en retraite des femmes dans le secteur privé qui passera à 65 ans en 2014. L'Italie prévoit aussi de lutter contre la fraude fiscale qui se monterait à 120 milliards d'euros.

A Francfort Renault Nissan et Mercedez annoncent une nouvelle alliance

Une alliance qui va au delà des participations croisées qu'ils ont déjà échangées. Les trois constructeurs vont mettre en commun des plateformes, la partie invisible des voitures. Une stratégie qui permet de réduire les coûts et d'optimiser l'utilisation des capacités de production. Une alliance qui porte sur les véhicules mais aussi sur les moteurs

A Francfort pour France Info Denis Astagneau
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Les équipementiers sont aussi au salon et Valéo a fait le point sur son activité

Le groupe ne sent aucun ralentissement de ses commandes à ce jour malgré le coup de frein de l'économie. Tout en reconnaissant que la crise financière actuelle aura forcément à terme des conséquences sur l'activité des entreprises. Valéo estime être assez flexible pour s'adapter le cas échéant. Le groupe souligne que 20 % de ses effectifs sont des intérimaires...

L'autre grand sujet de conversation à Francfort c'est l'énergie verte

Et non plus pour propulser les voitures mais pour faire fonctionner les usines. Tous les constructeurs réfléchissent ou agissent pour verdir leur consommation électrique, en installant des éoliennes ou des panneaux photovoltaïques sur leurs usines ou à proximité. Une urgence pour les constructeurs allemands, le pays ayant décidé de se priver d'électricité nucléaire à partir de 2022. BMW, Daimler et Volkswagen ont présenté leurs initiatives en ce sens à Francfort. Renault qui souligne que son usine de Tanger ne produit aucun CO2 va équiper ses sites en France de centrales photovoltaïques d'ici à 2012.

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