Le Geek de A à Zeid : Twittosphère

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Tout l'été avec Jean Zeid, France Info décrypte les expressions issues des nouvelles technologies et qui se sont peu à peu imposées, parfois jusque dans les pages des bons vieux dictionnaires. Le mot du jour : twittosphère.

Arrivée dans la version 2017 du Petit Robert, la twittosphère, c’est cette drôle de communauté regroupant les personnes qui postent des tweets et celles qui les lisent. Des internautes avisés, des amoureux du lien social, des geeks, des nerds, des trolls, des curieux de passage, une drôle de sociologie qui vient de fêter ses 10 ans. En France, en mai 2015, Twitter comptait 6.000.000 de visiteurs uniques dans le mois. Des twittos, comme l’énonce le jargon 2.0 français, majoritairement masculins et plutôt jeunes : plus d’un utilisateur sur 2 a moins de 35 ans, les 16-24 ans représentant la part la plus importante de Twitter en France avec un tiers de la twittosphère. De fait, cette twittosphère est devenu l’espace privilégié pour étudier, et mesurer l’opinion publique.

Plus un candidat ou un parti serait cité sur Twitter, plus il aurait de chances de remporter l’élection

La présence de "leaders d’opinion" sur le réseau expliquerait même son caractère  "prédictif". La twittosphère serait la nouvelle boule de cristal capable de remplacer les bons vieux sondages.

“La Twittosphère affiche sa solidarité avec Bruxelles”, “La twittosphère militante fait perdre la gauche”, “comment le Brexit affole la Twittosphère ?”, les articles mettant en valeur cette sociologie 2.0 sont désormais quotidien et touchent tous les domaines, du plus tragiques au plus insignifiants. Des chercheurs américains affirmaient en 2010 l’existence de corrélations entre le nombre de tweets et le succès d’un film au box-office ou d’un candidat à une élection : plus un candidat ou un parti serait cité sur Twitter, plus il aurait de chances de remporter l’élection. Mais au fil des années et des études, cette twittosphère a perdu sa boule de cristal.

Non, le seul volume de tweets n’est pas un indicateur suffisant pour prédire le résultat d’un scrutin et non Twitter n’est pas totalement représentatif de la société française. Mais cette sociologie en chambre n’a pas dit son mot, la twittosphère se rêvant toujours comme le Nostradamus de la révolution numérique.

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