Où sont les cathos ?

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Comme chaque année, beaucoup de Français vont se rendre à la messe de Noël la semaine prochaine. Mais les églises ne seront pas pleines partout car la pratique religieuse varie énormément d'une ville à l'autre. 

Il
y aura du monde, mardi et mercredi, dans les églises de France. Car malgré son
déclin, le catholicisme reste un mouvement massif. Au total, les deux-tiers des
Français se disent encore catholiques et 4,5 % de la population assistent à la
messe tous les dimanches. C'est certes 10 fois moins qu'il y a cinquante ans,
mais cela correspond tout de même à peu près à 3 millions de personnes. Pour le
dire d'une formule : il y a chaque week-end plus de fidèles dans les
églises que de supporters dans les stades de foot.

  Mais
où se trouvent les catholiques
 ? Ce qui est incroyable, c'est que, malgré
un déclin spectaculaire, les zones de force et de faiblesse du catholicisme
sont restées quasiment les mêmes depuis la Révolution française ! Comme si
la baisse de la pratique avait été générale, mais homogène.

simplifier, les bastions de l'Eglise sont au nombre de trois.*

D'abord,
le Grand Ouest, avec la Bretagne (à l'exception des Côtes d'Armor), la
Basse-Normandie, la Vendée, la Mayenne et le Maine-et-Loire. Ensuite,
un Grand Est comprenant l'Alsace, la Moselle, la Franche-Comté et la Savoie. Enfin,
le Sud du Massif Central (avec le Cantal, la Haute-Loire, la Lozère et l'
Aveyron) ainsi que l'extrême Sud-Ouest : le Pays basque, le Béarn et le
Gers.

A l'inverse, la déchristianisation est très marquée près de la Méditerranée, le
long d'une diagonale allant de la Gironde aux Ardennes en passant par le Nord
du Massif Central, ainsi que dans le Bassin Parisien (à l'exception des banlieues bourgeoises des Yvelines et des
Hauts-de-Seine). 

La
croyance reste l'une des données clé pour comprendre la société française
. Deux
exemples, simplement. Lors de la dernière élection présidentielle, les
catholiques pratiquants réguliers ont accordé massivement leurs suffrages à
Nicolas Sarkozy. Et lors de chaque référendum sur l'Europe, les régions
catholiques votent oui tandis que les régions agnostiques votent non.

 Or,
même si cela peut paraître curieux, les études sont rares sur le sujet : l'Insee,
par exemple, n'a pas le droit d'interroger les citoyens sur leur pratique
religieuse pendant les recensements. Au nom d'une vision sans doute un peu trop
étroite de la laïcité. 

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