Bruxelles épingle les "chaînes bonus"

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C'était une décision très attendue de la Commission Européenne. Bruxelles épingle la France sur le dossier des "chaînes bonus", ces chaînes que la France avait promises à TF1, M6 et Canal+ au moment de la création de la TNT.

Avec la télévision numérique terrestre, beaucoup de chaînes ont été créées, ce que a entraîné mécaniquement un affaiblissement de l'audience des grands groupes... et de leurs recettes publicitaires aussi. Pour faire "passer la pilule", chacun des opérateurs historiques s'était vu attribuer d'office un canal sur la TNT, pour créer une nouvelle chaîne à partir de novembre 2011. Les autres groupes de médias ont eux du monter des dossiers et passer des sélections pour espérer obtenir un canal. Une compensation aujourd'hui jugée discriminatoire par la Commission Européenne, qui vient de rendre un avis motivé. Elle explique que c'est un cadeau disproportionné et que cela va à l'encontre de la diversité audiovisuelle.

Tout va maintenant dépendre de ce que la France va décider. Le gouvernement a deux mois pour se conformer à la décision de Bruxelles, mais il peut très bien choisir de faire la sourde oreille. Dans ce cas, le dossier sera examiné par la Cour de justice de l'Union Européenne. Ceci dit, on imagine assez mal la France vouloir passer en force sur ce dossier-là, surtout dans un contexte pré-électoral où on pourrait facilement accuser le gouvernement de vouloir privilégier certains médias plutôt que d'autres. Et d'ailleurs, on sent que les opérateurs historiques eux mêmes n'y croyent pas vraiment : Canal+ a pris les devants en rachetant deux chaînes de la TNT et TF1 semble surtout s'inquiéter du sort de LCI, dont il réclame le passage en gratuit. Bref, les chaînes bonus devraient selon toute vraisemblance être enterrées, et cela pourrait permettre à d'autres acteurs d'entrer dans la TNT.

  • Quand les soldats français en Afghanistan filment leur quotidien

    Il y a quelques années, l'armée française avait visiblement fermé les yeux sur une nouvelle pratique des soldats envoyés en Afghanistan : certains d'entre eux avaient pris l'habitude de s'équiper d'une petite caméra, qu'ils fixaient par exemple sur leur casque, pour filmer leur quotidien. Certains militaires ont confié ces vidéos à une équipe de journalistes, qui en ont fait un documentaire. Un film où on est vraiment embarqué avec les soldats et où les militaires ont une liberté de ton très inhabituelle. Tout simplement parce que là il n'y a pas le contrôle de l'armée, pas le filtre que la hiérarchie impose à la presse.

    Les soldats se montrent comme ils sont vraiment, c'est à dire des jeunes, parfois très jeunes d'ailleurs, qui font preuve de courage mais aussi de cynisme, parfois d'immaturité. "C'est pas le pied, la guerre ?"... c'est le nom de ce documentaire vraiment passionnant diffusé ce soir à 22h20 sur France 2.

  • Changement à la tête des Echos

    Ce n'est pas officiel, mais selon plusieurs médias, dont Le Monde, les actionnaires du groupe Les Echos ont décidé de remplacer leur PDG Nicolas Beytout par Francis Morel, l'ancien directeur général du groupe Le Figaro. Il faut dire que le quotidien ne se porte pas très bien : les Echos perdent même environ 5 millions d'euros par an.

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