En Chine, un message sur internet peut coûter trois ans de prison

Très populaire, le site de microblogging Weibo est particulièrement visé par les nouvelles règles annoncées le 9 septembre 2013 par le régime chinois.
Très populaire, le site de microblogging Weibo est particulièrement visé par les nouvelles règles annoncées le 9 septembre 2013 par le régime chinois. (XU CONJUN / IMAGINECHINA / AFP)

De nouvelles règles prévoient jusqu'à trois ans de prison pour un message reposté au moins 500 fois ou vu par 5 000 personnes sur les réseaux sociaux.

Jusqu'à trois ans de prison pour 5 000 vues. Les autorités chinoises ont rendu publiques, lundi 9 septembre, de nouvelles règles pour renforcer leur contrôle sur les réseaux sociaux du pays. Un internaute auteur d'un message jugé diffamatoire reposté au moins 500 fois ou vu par 5 000 personnes risque jusqu'à trois ans de prison.

Ces directives sont annoncées dans un contexte tendu. Des blogueurs, certains très populaires avec des millions d'abonnés à leur compte de microblogging, ont ainsi été interpellés ces dernières semaines pour avoir "inventé et colporté des rumeurs".

Un entrepreneur arrêté

Le chef d'entreprise milliardaire Charles Xue, dont le compte est suivi par près de 12 millions de personnes sur le réseau Weibo, a de son côté été arrêté fin août, officiellement pour avoir fréquenté des prostituées. Il avait notamment soutenu une campagne demandant une transparence accrue sur la pollution en Chine et lancé une alerte sur l'ampleur des trafics d'enfants dans le pays.

La Toile chinoise est expurgée de sites politiquement sensibles et Pékin contrôle étroitement la communauté des centaines de millions d'internautes, la première du monde, pour éviter l'organisation de la dissidence. Twitter, YouTube ou Facebook sont interdits en Chine.

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