Mémoire d’écran : depuis Mai 68, comment les politiques parlent-ils de l'insécurité

Il faut parfois remonter le temps pour mieux comprendre l’actualité contemporaine. Comment les dirigeants politiques français communiquent-ils sur l’insécurité et la délinquance depuis Mai 68 ?


Mai 68, dans le quartier Latin à Paris, une révolte de grande ampleur gronde. À la sortie du Conseil des ministres, Georges Pompidou reprend la célèbre formule du général de Gaulle qui restera dans l’histoire : “La réforme oui, la chienlit non.” Pour réaffirmer son autorité, l’État va désormais montrer les muscles, d’autant que la télévision débarque en masse dans les foyers français. 

Entre les terroristes et nous, la guerre est engagée
En 1980, le président Valéry Giscard d’Estaing fait voter une loi et liberté, après une vague d’attentats à Paris et des faits divers marquants. Elle autorise la prolongation des gardes à vue et élargit les contrôles d’identité. Elle sera en partie abrogée par la gauche, mais, en 1986, la droite revient au pouvoir. Cette fois, c’est au tour de Charles Pasqua, ministre de l’Intérieur, d’imprimer sa marque. “L’insécurité doit changer de camp. Entre les terroristes et nous, la guerre est engagée”, déclare-t-il alors.

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