Dopage dans l’athlétisme : les JO de Londres "sabotés", la Russie accusée

(Point de contrôle antidopage des JO d'hiver de Sotchi en 2014 ©MaxPPP)

L'agence mondiale antidopage recommande la suspension de la fédération russe d’athlétisme après de multiples infractions liées au dopage. Elle dénonce des Jeux Olympiques de Londres "sabotés". Interpol ouvre une enquête dirigée par la France.

Dans un rapport publié lundi, l'Agence mondiale antidopage estime que les JO de Londres ont été "sabotés" par la présence d'athlètes dopés. Au coeur de ses accusations, la Fédération russe d'athlétisme. A la suite de ce rapport de l'AMA, Interpol a annoncé qu'elle allait coordonner une enquête mondiale sur cette affaire de corruption présumée liée au dopage. Cette enquête sera pilotée par la France.

 

L'AMA demande la suspension de la Fédération russe

Dans ce même rapport, l'Agence mondiale antidopage recommande la suspension de la Fédération russe d'athlétisme soupçonnée de multiples infractions liées au dopage. La commission indépendante qui a mené l'enquête dit avoir "identifié des défaillances systémiques au sein de la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) et de la Russie" empêchant ou restreignant la mise en oeuvre d'un programme antidopage efficace. Une telle suspension, si elle était adoptée par l'IAAF, empêcherait les athlètes russes de participer à toutes les compétitions homologuées telles que les Jeux olympiques ou les championnats du monde et d'Europe d'athlétisme.

Par ailleurs, l'Agence mondiale antidopage recommande également la suspension à vie de 5 athlètes russes dont Mariya Savinova, la championne olympique en titre du 800 mètres.

 

L'AMA poursuit sa charge contre le gouvernement russe également. Selon elle, le dopage en Russie "n'aurait pu exister" sans l'assentiment du gouvernement. Le ministre des Sports russe n'a pas tardé à réagir. D'après lui, l'Agence mondiale antidopage "n'a pas le droit de suspendre" la Russie des compétitions "

La Fédération française demande "des sanctions très dures"

Dans un communiqué, Bernard Amsalem, le président de la fédération française d'athlétisme, demande que "des sanctions très dures soient prises rapidement à l'encontre de ceux qui ont agi volontairement contre les règlements antidopage et les lois internationales. Nous espérons que ces recommandations seront suivies d'effets dans les plus brefs délais". 

Le CIO demande la suspension de l'ex-président de l'IAAF

Le Comité international olympique a annoncé faire confiance au nouveau président de la Fédération internationale d'athlétisme Sebastian Coe, élu en août, pour prendre "toutes les mesures nécessaires" dans le cadre du scandale mêlant dopage et corruption qui frappe l'athlétisme. La Commission d'éthique du Comité international olympique (CIO) a par ailleurs demandé lundi la suspension provisoire de l'ex-président de la Fédération internationale d'athlétisme, le Sénégalais Lamine Diack, comme membre honoraire du Comité  international olympique. Lamine Diack, 82 ans, en poste jusqu'en août dernier, est soupçonné d'avoir reçu des sommes d'argent en contrepartie de la couverture de pratiques dopantes, principalement en Russie. Il a été mis en examen pour corruption passive et blanchiment aggravé par la justice française.

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