VIDEO. Sarcelles, la ville de toutes les religions

SEVERINE LEBRUN / FRANCE 2

François Pupponi est maire de Sarcelles depuis dix-huit ans. Une ville où coexistent depuis des décennies des communautés de confession différente. Chrétiens chaldéens, musulmans, juifs… un mélange qui fait la fierté de l'élu.

À l’heure du "vivre ensemble", un débat ravivé au lendemain des attentats de janvier, la ville de Sarcelles (Val-d’Oise) fait figure de modèle : croyants de toutes religions et non-croyants cohabitent sans heurts ni animosité.

"La laïcité n’est pas la négation du religieux"

C’est le pari lancé par son maire, François Pupponi (PS). Entre rénovation urbaine et reconnaissance des différentes communautés qui peuplent ses quartiers, il tente de satisfaire ses concitoyens. "La laïcité n’est pas la négation du religieux. Il ne faut pas la favoriser. Il ne faut pas la développer. Il ne faut pas faire de prosélytisme quand on est élu. Mais on doit, quand les gens croient en France – et ce qui fait la fierté de notre pays est de faire en sorte qu’on puisse croire ou ne pas croire – il faut bien 'en tenir compte'. Il faut bien les écouter, les entendre", s’explique le maire.

"On essaie de se débrouiller comme on peut"

Ainsi, le maire consacre une partie de son temps à l’accueil des différents représentants des communautés, à répondre à leurs demandes quand c'est possible, et ce sans blesser les autres communautés. Il n’hésite pas à prêter des salles pour la célébration de fêtes religieuses, à mobiliser du matériel public et à assurer la sécurité de chacun de ces événements. "On essaie de se débrouiller comme on peut, en faisant bien ou en faisant mal. Mais on le fait un peu tout seul, et chacun pensant bien faire", confie-t-il.

Voilà peut-être le fond du problème, en France, chaque maire tente d’appliquer la loi de 1905 tout en répondant aux demandes de son électorat. Un équilibre précaire…

 Sur Twitter, de nombreux utilisateurs ont salué l'initiative du maire:

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