Voir la vidéo

VIDEO. Municipales : les étrangers, ces oubliés du scrutin

A Roubaix, un habitant sur deux a au moins un parent venu d'ailleurs : 18 % des Roubaisiens ne sont pas français. Une équipe de France3 est allée à la rencontre de ceux qui n'iront pas voter dimanche, faute de carte d'électeur.

Ahmed et Akli sont arivés d'Algérie il y a cinquante ans. Ils faisaient partie de ces milliers d'Algériens venus  travailler dans les usines textiles, et leurs enfants habitent toujours Roubaix. Si Ahmed est naturalisé, Akli, resté algérien, ne comprend pas qu'on l'empêche de voter alors qu'il vit ici depuis "un demi-siècle".

Trahison ? Plutôt "négligence"

Au restaurant des trois frères Benamar, l'un ne votera pas car il n'est pas français - mais les deux autres le sont. Ils ont grandi à Roubaix et ont cru à la promesse de François Hollande. Comme dit Amine, "la loi sur le mariage homo, elle a bien été votée, elle est passée !" Pour Khalil, "c'est un contrat entre le citoyen et le pays où il réside : si je vote, tu me dictes tes lois, je les respecte".

Radwane, étudiant passionné de politique et prêt à s'inscrire comme candidat sur une liste, parle d'une "sorte de négligence". D’autres, comme Hafid, d’un calcul politique alors que le FN est au plus haut. Le droit de vote des étrangers reste à l'agenda du quinquennat. Il faudra une majorité des 3/5e au Parlement réuni en congrès.

plus