Une semaine à Lille

Notre rendez-vous du dimanche. Le point de vue des Français sur l'actualité de la semaine et leurs inquiétudes à propos de la réforme des retraites. Direction Lille où les pensées et les hommages ont convergé après le décès de Pierre Mauroy. Lille a la larme facile, et le temps s'y prête. Depuis vendredi, toute la ville joue du piano. 50 solistes, dont François-Frédéric Guy dans son Marathon Beethoven. Mais ce n'est pas l'info de la semaine. C'est la mort de Pierre Mauroy. Le départ de Rudi Garcia. Au Real Madrid. L'entraîneur du LOSC part plutôt pour l'AS Roma. A Rome ? Ah, bon. Quant à Pierre Mauroy. Une image de patriarche. On l'a connu toute notre vie. Vous allez travailler jusqu'à quel âge. 70 ans. Au moins. On se projette pas. On n'y pense pas. C'est un peu ça le problème. Le Nord salue l'élu de la ville et de la région pendant 40 ans. Ces infirmières viennent de Montpellier pour un congrès. Elles évoquent plutôt les années Mitterrand, la retraite à 60 ans, les 35 heures. Lointains souvenirs. On ne sait pas a quelle sauce on va être mangés. Le but des 35H, c'était que ceux qui travaillent, travaillent moins, et qu'il y ait un peu plus de travail pour les autres. Ce qui n'a pas été fait et on a des des heures supplémentaires à n'en plus finir, et des contraintes de l'Etat qui baissent les effectifs, sous prétexte de déficit budgétaire. Pierre Mauroy ne faisait qu'un, ne changeait pas de discours, au gré des événements ou de ses interlocuteurs. Il détestait plus que tout la démagogie et le populisme. C'est une génération un peu passée de la politique. Des gens humanistes. Je ne suis pas lilloise, je ne partage pas ses idées, mais je pense que c'était quelqu'un de bien. C'etait un homme de coeur. Je ne sais pas s'il y a mieux. Jeudi, dernier salut au fils d'instituteur monte à Matignon. Au maire qui a fait de sa ville une métropole européenne. Après le recueillement et l'émotion, les images de joie ressurgissent. On a organisé dans le grand haIl de la mairie de Lille, mis à notre disposition par Pierre Mauroy, une soirée avec Manu Dibango et le Grand orchestre de la Côte d'Ivoire. Manu Dibango a initié Pierre Mauroy au Makossa, grande danse africaine. Et le voilà, le Soul Makossa de Manu Dibango. Il faut venir à Lille pour découvrir Pierre Mauroy l'Africain, sillonner la ville pour mesurer l'étendue de son ouvrage, et s'inviter dans un studio de l'orchestre national qu'il a crée. Merci d'être nombreux, aussi, à l'écoute de votre poste pour ce Lille piano festival. Le pianiste a dédié ce "Clair de lune" à celui qui pensait qu'en temps de crise, seuls les artistes pouvaient adoucir le quotidien. Ce n'est pas la culture qui coûte cher. C'est le manque de culture. C'est la part d'humanité qu'il faut préserver. Ça s'adresse a la vie, a l'imaginaire, a la poésie. La musique est la traduction la plus poétique de la vie.

Notre rendez-vous du dimanche. Le point de vue des Français sur l'actualité de la semaine et leurs inquiétudes à propos de la réforme des retraites. Direction Lille où les pensées et les hommages ont convergé après le décès de Pierre Mauroy.

Lille a la larme facile, et le temps s'y prête. Depuis vendredi, toute la ville joue du piano. 50 solistes, dont François-Frédéric Guy dans son Marathon Beethoven. Mais ce n'est pas l'info de la semaine.

C'est la mort de Pierre Mauroy.

Le départ de Rudi Garcia. Au Real Madrid.

L'entraîneur du LOSC part plutôt pour l'AS Roma.

A Rome ? Ah, bon.

Quant à Pierre Mauroy.

Une image de patriarche. On l'a connu toute notre vie.

Vous allez travailler jusqu'à quel âge.

70 ans.

Au moins.

On se projette pas. On n'y pense pas. C'est un peu ça le problème.

Le Nord salue l'élu de la ville et de la région pendant 40 ans. Ces infirmières viennent de Montpellier pour un congrès. Elles évoquent plutôt les années Mitterrand, la retraite à 60 ans, les 35 heures. Lointains souvenirs.

On ne sait pas a quelle sauce on va être mangés. Le but des 35H, c'était que ceux qui travaillent, travaillent moins, et qu'il y ait un peu plus de travail pour les autres. Ce qui n'a pas été fait et on a des des heures supplémentaires à n'en plus finir, et des contraintes de l'Etat qui baissent les effectifs, sous prétexte de déficit budgétaire.

Pierre Mauroy ne faisait qu'un, ne changeait pas de discours, au gré des événements ou de ses interlocuteurs. Il détestait plus que tout la démagogie et le populisme.

C'est une génération un peu passée de la politique. Des gens humanistes. Je ne suis pas lilloise, je ne partage pas ses idées, mais je pense que c'était quelqu'un de bien.

C'etait un homme de coeur. Je ne sais pas s'il y a mieux.

Jeudi, dernier salut au fils d'instituteur monte à Matignon. Au maire qui a fait de sa ville une métropole européenne. Après le recueillement et l'émotion, les images de joie ressurgissent.

On a organisé dans le grand haIl de la mairie de Lille, mis à notre disposition par Pierre Mauroy, une soirée avec Manu Dibango et le Grand orchestre de la Côte d'Ivoire. Manu Dibango a initié Pierre Mauroy au Makossa, grande danse africaine.

Et le voilà, le Soul Makossa de Manu Dibango. Il faut venir à Lille pour découvrir Pierre Mauroy l'Africain, sillonner la ville pour mesurer l'étendue de son ouvrage, et s'inviter dans un studio de l'orchestre national qu'il a crée.

Merci d'être nombreux, aussi, à l'écoute de votre poste pour ce Lille piano festival.

Le pianiste a dédié ce "Clair de lune" à celui qui pensait qu'en temps de crise, seuls les artistes pouvaient adoucir le quotidien.

Ce n'est pas la culture qui coûte cher. C'est le manque de culture. C'est la part d'humanité qu'il faut préserver. Ça s'adresse a la vie, a l'imaginaire, a la poésie. La musique est la traduction la plus poétique de la vie.

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