Thaïlande : décharge géante près de Bangkok

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L'Asie confrontée au fléau du traitement des ordures. Cette décharge serait la plus grande à ciel ouvert du continent. Elle est à quelques kilomètres seulement de Bangkok. Pour cette mégalopole de 12 millions d'habitants, c'est une bombe à retardement. Voilà la plus grande décharge de toute la Thaïlande, à une vingtaine de kilomètres au sud de Bangkok, à proximité du village de Preaksa. 25 hectares d'immondices sur une profondeur de 50 mètres. Un grand groupe de BTP a prélevé ici des milliers de mètres cube de terre Pour combler le trou, il a fait appel aux camions d'ordures. Ils se délestent jour et nuit contre rétribution de leur cargaison. Pendant la saison chaude en avril-mai, il y a des émanations de gaz avec des risques d'incendie. Pendant la saison des pluies, les odeurs sont gênantes. Nous voulons la fermeture de cette décharge. L'odeur est pestilentielle. Officiellement, ce sont des plastiques. Mais des camions d'usines chimiques y déversent des liquides présumés toxiques. Si les déchets de sacs, de bouteilles sont à la surface, en dessous, se trouve une couche liquide. Les pelleteuses se livrent à un étrange manège, comme pour mélanger eaux de pluie et liquides industriels. En mars dernier, un incendie sur la décharge a duré une semaine. Il a plongé le secteur dans une purée de pois toxique. Nous avons dû aller nous réfugier dans les locaux de la municipalité pendant 3 semaines. Presque tout le monde a des problèmes de santé, les yeux rouges, des difficultés respiratoires. Les habitants de Preaksa, une vingtaine de milliers, ont décidé de porter plainte contre le groupe de BTP. Le gouvernement semble décidé a appuyer le plaignant. Des enquêteurs du ministère de la Santé ont écouté habitants et exploitants de la décharge. En Thaïlande, quand on est gêné, on sourit. Et le patron sourit beaucoup ces derniers temps. Pas de problème. Tout est sous contrôle. soupçonnent les propriétaires de vouloir masquer leur forfait derrière ce mur en construction. Mais ils ont confiance, le procès aura lieu et ils gagneront. Le problème des décharges toxiques se pose dans toute l'Asie, et même au-delà, où les résultats du procès pourraient faire jurisprudence. En France, d'abord, cette nouvelle encourageante.

L'Asie confrontée au fléau du traitement des ordures. Cette décharge serait la plus grande à ciel ouvert du continent. Elle est à quelques kilomètres seulement de Bangkok. Pour cette mégalopole de 12 millions d'habitants, c'est une bombe à retardement.

Voilà la plus grande décharge de toute la Thaïlande, à une vingtaine de kilomètres au sud de Bangkok, à proximité du village de Preaksa. 25 hectares d'immondices sur une profondeur de 50 mètres. Un grand groupe de BTP a prélevé ici des milliers de mètres cube de terre Pour combler le trou, il a fait appel aux camions d'ordures. Ils se délestent jour et nuit contre rétribution de leur cargaison.

Pendant la saison chaude en avril-mai, il y a des émanations de gaz avec des risques d'incendie. Pendant la saison des pluies, les odeurs sont gênantes. Nous voulons la fermeture de cette décharge.

L'odeur est pestilentielle. Officiellement, ce sont des plastiques. Mais des camions d'usines chimiques y déversent des liquides présumés toxiques. Si les déchets de sacs, de bouteilles sont à la surface, en dessous, se trouve une couche liquide. Les pelleteuses se livrent à un étrange manège, comme pour mélanger eaux de pluie et liquides industriels. En mars dernier, un incendie sur la décharge a duré une semaine. Il a plongé le secteur dans une purée de pois toxique.

Nous avons dû aller nous réfugier dans les locaux de la municipalité pendant 3 semaines.

Presque tout le monde a des problèmes de santé, les yeux rouges, des difficultés respiratoires.

Les habitants de Preaksa, une vingtaine de milliers, ont décidé de porter plainte contre le groupe de BTP. Le gouvernement semble décidé a appuyer le plaignant. Des enquêteurs du ministère de la Santé ont écouté habitants et exploitants de la décharge. En Thaïlande, quand on est gêné, on sourit. Et le patron sourit beaucoup ces derniers temps.

Pas de problème. Tout est sous contrôle. soupçonnent les propriétaires de vouloir masquer leur forfait derrière ce mur en construction. Mais ils ont confiance, le procès aura lieu et ils gagneront.

Le problème des décharges toxiques se pose dans toute l'Asie, et même au-delà, où les résultats du procès pourraient faire jurisprudence.

En France, d'abord, cette nouvelle encourageante.

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