Syrie : frappes annoncées ?

Ce direct est terminé et sera disponible en rattrapage dans quelques minutes.

Merci Audrey. Un débat à l'Assemblee nationale aura lieu demain sur cette crise syrienne. Question ce soir : les frappes militaires, si elles ont lieu, auront-elles la même efficacité alors qu'elles auront été annoncées des jours ou des semaines a l'avance. Au large de la Syrie, la frégate française attend l'ordre de passer a l'action. Mais des frappes annoncées si longtemps à l'avance ont-elles un sens ? En fait, les cibles restent les mêmes. Aérodrome, lance-missiles, centres de commandements, casernes liées a l'arsenal chimique syrien. Autant de cibles fixes, impossibles à déplacer, et vulnérables aux frappes aériennes. Mais chaque jour supplémentaire permet à l'armée syrienne de renforcer ses défenses et de cacher les armes les plus sensibles. Dans le passé, pendant la première guerre du Golfe, Saddam Hussein avait mis à profit l'attente pour fabriquer des chars gonflables. En Syrie, l'effet de surprise est d'autant moins sensible que les objectifs restent limités. Le but est de punir le régime par des frappes ciblees et limitées dans le temps. Et puis, la guerre du Kosovo, à la fin des années 90, a prouve que les bombardements massifs de l'OTAN même tardifs avaient permis de faire plier le régime serbe. Mais en Syrie c'est l'effet psychologique qui est atténue si les frappes tardent trop.

Merci Audrey. Un débat à l'Assemblee nationale aura lieu demain sur cette crise syrienne. Question ce soir : les frappes militaires, si elles ont lieu, auront-elles la même efficacité alors qu'elles auront été annoncées des jours ou des semaines a l'avance.

Au large de la Syrie, la frégate française attend l'ordre de passer a l'action. Mais des frappes annoncées si longtemps à l'avance ont-elles un sens ? En fait, les cibles restent les mêmes. Aérodrome, lance-missiles, centres de commandements, casernes liées a l'arsenal chimique syrien. Autant de cibles fixes, impossibles à déplacer, et vulnérables aux frappes aériennes. Mais chaque jour supplémentaire permet à l'armée syrienne de renforcer ses défenses et de cacher les armes les plus sensibles.

Dans le passé, pendant la première guerre du Golfe, Saddam Hussein avait mis à profit l'attente pour fabriquer des chars gonflables. En Syrie, l'effet de surprise est d'autant moins sensible que les objectifs restent limités. Le but est de punir le régime par des frappes ciblees et limitées dans le temps. Et puis, la guerre du Kosovo, à la fin des années 90, a prouve que les bombardements massifs de l'OTAN même tardifs avaient permis de faire plier le régime serbe. Mais en Syrie c'est l'effet psychologique qui est atténue si les frappes tardent trop.

Le JT
Les autres sujets du JT
Vous êtes à nouveau en ligne