"Je fais un seul repas par jour" : Sébastien Destremau, dernier du Vendée Globe, manque de nourriture

Sébastien Destremau lors du départ du Vendée Globe, le 6 novembre 2016.
Sébastien Destremau lors du départ du Vendée Globe, le 6 novembre 2016. (MAXPPP)

Alors que Pieter Heerema, actuel avant-dernier du Vendée Globe, est attendu aux Sables-d'Olonne jeudi, le Français Sébastien Destremau a encore plusieurs jours à passer en mer. Problème : il n'a plus assez de nourriture.

Sébastien Destremau avait fait preuve d'optimisme début novembre en embarquant pour la huitième édition du Vendée Globe. Ses réserves de nourriture lui permettaient de tenir jusqu'au 4 mars. Mais alors que le mois de mars débute et après 115 jours passés en mer, le skipper s'est rendu à l'évidence : il lui faudra une semaine de plus pour parvenir à rallier la ligne d'arrivée aux Sables-d'Olonne. "Je fais un repas par jour, raconte-t-il à franceinfo. Ce matin, je me suis autorisé une petite barre de céréales en plus. Et je bois de l'eau."

Un stock de nourriture inondé

Le Français sera bientôt le dernier concurrent en mer. Jeudi 2 mars, l'avant-dernier du Vendée Globe, le Néerlandais Pieter Heerema, devrait avoir rallié les Sables-d'Olonne. Une mauvaise nouvelle n'arrivant jamais seule, une partie du stock de nourriture de Sébastien Destremau a été inondé il y a quelques jours : "Quand tu découvres ça, c'est un coup dur. Tu n'as plus beaucoup de temps pour réétaler ta nourriture. Mais je ne suis pas mort de faim. C'est juste pénible."

Astreint au régime, le navigateur a perdu du poids. À cette péripétie s'ajoutent une douleur aux côtes, la perte d'une voile depuis deux semaines et une panne de démarreur depuis une centaine de jours. "Ce sont des événements très très durs, commente Sébastien Destremau. Mais tu es obligé de les vivre. De toute façon, tu n'as pas le choix."

La beauté du Vendée Globe, ce sont ces challenges qui te sont jetés à la tête.Sébastien Destremauà franceinfo

Même si l'aventure se prolonge, Sébastien Destremau ne devrait pas avoir à vivre le cauchemar d'Yves Parlier, qui, lors du Vendée Globe 2000-2001, avait été contraint de se nourrir d'algues et de petits poissons pêchés.

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