"Je n'osais pas trop y penser et puis je me suis jeté à l'eau" : première Solitaire du Figaro pour Sébastien Petithuguenin

Sébastien Petithuguenin avec son équipage à bord du bateau Paprec, en 2014. 
Sébastien Petithuguenin avec son équipage à bord du bateau Paprec, en 2014.  (FRANCOIS VAN MALLEGHEM / FRANCOIS VAN MALLEGHEM)

C'est le départ de la course à la voile dimanche 26 août. Sur les 36 marins, huit s'élancent pour la première fois. 

Huit marins vont participer pour la première fois à la Solitaire du Figaro. La course à la voile s'élance du Havre dimanche 26 août. Sébastien Petithuguenin fait partie de ces huit bizuths.

Certains reçoivent une bouteille d’un grand cru ou un voyage d’exception. Pour ses 40 ans, Sébastien Petithuguenin s’est offert une course au large. "J'avais envie de me faire un beau souvenir, raconte-t-il. Je suis passionné de mer, de course au large. Cette solitaire du Figaro, je n'osais pas trop y penser et puis je me suis jeté à l'eau". 

Cette classique des classiques a lieu d’ordinaire en juin mais elle a été décalée à la fin de l’été pour éviter la concurrence de la Coupe du monde de football. Ce qui ne change pas en revanche, c’est le format : trois semaines de course, quatre étapes entre la Normandie, la Bretagne, l’Espagne et la Vendée. Tous les skippers disposent du même bateau. Ils sont 36 cette année à prendre le départ. 

Sébastien Petithuguenin est le numéro 2 de Paprec, un grand groupe spécialisé dans le recyclage des déchets et sponsor depuis 20 ans dans la voile. Sa passion a démarré enfant avec des stages d’été, puis il décroche le Trophée des Lycées, avant quelques courses en équipage.

Je vis mon rêve, et mon rêve c'est de pouvoir être au départ avec ces marins, c'est très excitantSébastien Petithugueninà franceinfo

Mais cette fois, c’est la première division, au milieu des grands noms de ce sport. Sébastien Petithuguenin explique que "la voile est un sport particulier. même si vous êtes très bon au tennis, je doute que vous puissiez échanger des balles avec Roger Federer."

Cette participation à la Solitaire n’est pas vraiment un problème d’argent pour lui. Il a juste fallu être prêt pour un grand défi. "Le plus dur, c'est que j'ai tout simplement arrêté de boire depuis le 31 décembre dernier. Pour me mettre en forme physiquement, j'ai fait aussi de l'exercice et puis un certain nombre de navigations." 

Son objectif sera loin de celui des favoris : il veut finir la course, avant de regagner ses bureaux parisiens.

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