Violences sexuelles dans le patinage : Didier Gailhaguet ouvre la porte à sa démission

Le président de la Fédération française des sports de glace Didier Gailhaguet, le 5 février 2020 à Paris.
Le président de la Fédération française des sports de glace Didier Gailhaguet, le 5 février 2020 à Paris. (FRANCK FIFE / AFP)

Dans un entretien accordé à "L'Equipe", le patron du patinage français reconnaît être "un frein" à la Fédération française des sports de glace (FFSG) qu'il préside.

Le règne de Didier Gailhaguet va-t-il prendre fin ? Le sort du patron du patinage français, qui s'accroche à son poste en plein scandale de violences sexuelles, pourrait être scellé lors d'une réunion fédérale décisive, samedi 8 février. Dans un entretien accordé à L'Equipe, l'intéressé reconnaît être "un frein" à la Fédération française des sports de glace (FFSG), qu'il préside, et ouvre la porte à "un retrait de (sa) part".

Le président de la FFSG, dont la ministre des Sports, Roxana Maracineanu, a réclamé la démission et qui fait face à une fronde des clubs, doit participer samedi à un conseil fédéral extraordinaire qui a le pouvoir de le destituer si la question est mise à l'ordre du jour.

"J'ai eu le courage de dire toutes les vérités"

Sous pression depuis le début de l'affaire, Didier Gailhaguet, en fonction depuis presque deux décennies, a d'abord choisi la contre-attaque. En plusieurs étapes et avec plusieurs cibles. Il a commencé par pointer du doigt Marie-George Buffet, pour sa gestion au début des années 2000, quand elle était ministre des Sports. Puis il s'en est pris à Gilles Beyer, l'ex-entraîneur accusé de viols et d'agressions sexuelles par l'ancienne championne Sarah Abitbol dans son livre Un si long silence (éd. Plon). Et enfin à Roxana Maracineanu, qualifiée de "ministre moralisatrice".

S'il a annoncé qu'il attendrait les conclusions de l'enquête administrative lancée par le ministère des Sports avant toute décision sur une éventuelle démission, il semble y ouvrir la porte dans cette interview accordée à L'Equipe samedi, juste avant la réunion. "Je pense que je suis un frein à la Fédé, mais j'ai eu le courage de dire toutes les vérités nécessaires. A partir de là, demain, après-demain, un jour, il y aura un retrait de ma part", déclare ainsi Didier Gailhaguet.

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