Tour de France : quelles méthodes contre le dopage ?

FRANCE 2

Il y a 20 ans, le cyclisme était secoué par le plus grand scandale de dopage de son histoire : l'affaire Festina. Aujourd'hui, c'est l'un des sports les plus contrôlés et le Tour est la course la plus surveillée.

Avant d'avoir donné le moindre coup de pédale, c'est l'autre départ du Tour de France, en coulisse, qui a été donné. Au petit matin, jeudi dernier, dans les hôtels de toutes les équipes, trois contrôleurs ont mené un test antidopage, deux jours avant la première étape. Si des produits dopants sont détectés, le cycliste est interdit de départ. 623 contrôles sanguins ou urinaires ont été réalisés l'an dernier pendant le Tour de France : une moyenne de trois tests (tous négatifs) par coureur.

Un passeport biologique pour chaque coureur

Juste après la ligne d'arrivée, huit cyclistes sont désignés et sont alors surveillés en permanence par les commissaires pour qu'ils ne puissent pas déjouer le test en absorbant des produits qui masqueraient les substances dopantes. Les contrôles se déroulent ensuite dans le camion prévu à cet effet. Sur leurs ordinateurs, les contrôleurs ont également à disposition l'historique de tous les tests sanguins : le passeport biologique pour chaque coureur, instauré il y a dix ans. 

Aujourd'hui, le cyclisme est l'un des sports les plus contrôlés, mais ces moyens sont-ils efficaces à 100 % ? Non, même les instances anti dopage le reconnaissent. 20 ans après l'affaire Festina, de nombreux observateurs affirment que le cyclisme est assaini, mais pas sorti du dopage. 

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