Sports : la légalisation du MMA en France franchit une étape majeure

Bertrand Amoussou, pionnier du MMA, lors d\'une session d\'entraînement à Paris, le 3 octobre 2013.
Bertrand Amoussou, pionnier du MMA, lors d'une session d'entraînement à Paris, le 3 octobre 2013. (FRED DUFOUR / AFP)

Le ministère des Sports a lancé un appel à candidature auprès des fédérations pour prendre en charge ce sport de combat extrême.

Une avancée majeure : le ministère des Sports a lancé, lundi 24 juin, la première étape vers la légalisation du Mixed Martial Arts (MMA) en France avec un appel à candidatures auprès des fédérations pour prendre en charge ce sport de combat extrême.

Après des années de résistance, la France est donc en passe de reconnaître cette discipline qui a longtemps joui d'une image sulfureuse dans l'Hexagone. Les combattants peuvent en effet se donner des coups de pied, de poing, de genou et de coude, ainsi que des coups au sol, des étranglements et des clés, à l'intérieur d'une enceinte fermée.

"Une réalité qui existe"

Mais avec près de 40 000 pratiquants dans plusieurs centaines de clubs et un développement mondial sous l'impulsion de la puissante ligue professionnelle américaine, l'Ultimate Fighting Championship (UFC), il devenait difficile pour les pouvoirs publics de ne pas réguler ce phénomène grandissant. De nombreux pays ont en effet déjà autorisé de sport.

"C'est une réalité qui existe aujourd'hui avec un public très varié, des femmes, des hommes, des enfants, des adultes de tous milieux et on ne peut pas la nier", a déclaré la ministre des Sports, Roxana Maracineanu, lors de la conférence de presse de lancement de l'appel à manifestation d'intérêt (AMI) auprès des fédérations. "Il ne faut plus rester dans l'hypocrisie. C'était donc important d'inciter au mariage des acteurs du MMA et d'une fédération."

Concrètement, avec le lancement de l'AMI, les fédérations intéressées pourront remettre d'ici le 27 septembre leurs dossiers qui seront étudiés par un jury de personnalités qualifiées et indépendantes chargé de donner un avis à la ministre. Entre le 2 et le 6 décembre, le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) fera également connaître sa position. La décision finale est prévue le 31 décembre.

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