L'ascension du mont Blanc sera limitée à 214 alpinistes par jour à partir de l'été prochain

Des alpinistes prennent \"le couloir du goûter\" pour monter le Mont-Blanc, le 6 août 2018. 
Des alpinistes prennent "le couloir du goûter" pour monter le Mont-Blanc, le 6 août 2018.  (PHILIPPE DESMAZES / AFP)

Le maire de Saint-Gervais annonce l'instauration d'un quota quotidien censé limiter les incidents sur le mont Blanc. 

Dès l'été 2019, les règles d’ascension du mont Blanc via la Voie Royale au départ de Saint-Gervais (Haute-Savoie) vont être durcies. Un quota quotidien d’ascensionnistes de 214 maximum par jour et l’obligation de réservation dans un refuge vont être mis en place. L'objectif est de faire face à une trop grande fréquentation et des comportements irrespectueux, rapporte France Bleu Pays de Savoie.

C'est un jour historique pour cette montagneJean-Marc Peillex, maire de Saint-Gervaisà franceinfo

"Le quota quotidien d’ascensionnistes sera fixé par rapport au nombre de places qu’il y a dans les trois refuges de cet itinéraire", a détaillé Jean-Marc Peillex. "Il faudra aussi justifier de la réservation de sa nuitée dans l’un de ces refuges", a-t-il poursuivi. "On distribuera aux alpinistes un document. C’est une forme de permis." 

Ces mesures ont été prises à l'issue d'une réunion de trois heures en préfecture d'Annecy lundi 3 septembre, après la multiplication d'incidents cet été. Autour du préfet, tous les acteurs de la montagne (PGHM, élus, Fédération française des clubs alpins et de montagne, guides…) ont été réunis. 

En cas d'infraction, des amendes pourront être dressées

Une brigade "verte ou blanche", composée d’agents assermentés va aussi être créée. Ils seront habilités à mettre des contraventions. Le préfet de Haute-Savoie, Pierre Lambert a précisé que ces mesures "doivent encore faire l'objet d'une sérieuse analyse technique et juridique." La saison qui s'achève a été marquée par de nombreux incidents liés à la fréquentation importante de la voie d'accès au Mont-Blanc, dite du Goûter, au départ de Saint-Gervais. Durant le mois d'août, Jean-Marc Peillex avait lancé un appel à limiter l'accès au massif.

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