L'alpiniste espagnol Kilian Jornet a grimpé deux fois l'Everest en une semaine

L\'Espagnol Kilian Jornet, lors d\'une compétition d\'alpinisme, en Savoie, le 10 mars 2017.
L'Espagnol Kilian Jornet, lors d'une compétition d'alpinisme, en Savoie, le 10 mars 2017. (JEFF PACHOUD / AFP)

Après une première ascension réalisée en 26 heures, le 22 mai, celui qui est surnommé "l'ultra-terrestre", parti de plus haut, a dompté le sommet en 17 heures, dimanche.

Sans oxygène, ni corde fixe. L'alpiniste espagnol Kilian Jornet a atteint pour la seconde fois en une semaine le sommet de l'Everest, à la frontière entre le Népal et le Tibet (Chine), dimanche 28 mai, a annoncé son équipe, dans un communiqué (en anglais). "L'ultra-terrestre", comme il est surnommé, s'est à nouveau attaqué au toit du monde, depuis sa face nord cette fois : parti samedi d'un camp situé à 6 500 mètres d'altitude, il a atteint le sommet 17 heures plus tard. "Je suis tellement heureux d'avoir atteint le sommet à nouveau ! Aujourd'hui je me sens bien, même si c'était vraiment venteux et que j'avais du mal à avancer vite", a déclaré le grimpeur espagnol.

"Un nouveau champ de possibilité"

Le Catalan Kilian Jornet est une légende dans le milieu de la montagne. Lundi 22 mai, il avait déjà conquis le sommet de 8 848 mètres, sans oxygène ni corde fixe. Il avait accompli le trajet depuis le camp de base côté tibétain, le monastère de Rongbuk, à 5 100 mètres d'altitude, en 26 heures, revendiquant un record mondial. "Mais des crampes à l'estomac l'avaient empêché de suivre le trajet prévu", précise le communiqué. Les alpinistes acclimatés mettent en général au moins trois jours pour accomplir le trajet par cette voie. "Monter deux fois l'Everest sans oxygène en une semaine ouvre un nouveau champ de possibilités en alpinisme", estime l'alpiniste.

Dans le passé, Kilian Jornet a déjà établi des records de vitesse pour le mont Blanc, le Cervin, le Denali (anciennement appelé McKinley), l'Aconcagua et le Kilimanjaro.

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