Mondial de rugby : "Je ne me suis jamais mis la pression de me dire qu'on n'allait pas se qualifier", affirme Romain Ntamack

Romain Ntamack, plus jeune joueur tricolore sélectionné pour une coupe du monde, le 16 octobre 2019 à Oita, au Japon.
Romain Ntamack, plus jeune joueur tricolore sélectionné pour une coupe du monde, le 16 octobre 2019 à Oita, au Japon. (GABRIEL BOUYS / AFP)

Le fils d'Émile Ntamack, ex-star du ballon ovale, est le plus jeune joueur tricolore à disputer une Coupe du Monde mais il est déjà le chouchou des Français.

Le XV de France affronte dimanche 20 octobre en quart de finale de la Coupe du monde de rugby au Japon une vieille connaissance : le Pays de Galles (coup d’envoi à 9h15). Les Français seront guidés par une charnière très jeune, Antoine Dupont, 22 ans, et Romain Ntamack, 20 ans. Plus jeune joueur tricolore à avoir jamais disputé une coupe du Monde, l’ouvreur fait pourtant preuve d’une impressionnante sérénité à l’heure de vivre le match le plus important de sa carrière internationale.  

Un buteur prometteur avec 82% de réussite depuis le début de la compétition

Son regard porte loin, le buste est droit et la tête haute. Romain Ntamack a le geste élégant qui le ferait déjà passer pour un vieux briscard. Pourtant, l’ouvreur des Bleus, 20 ans et 172 jours, ne compte que 11 sélections. Pour sa première coupe du monde, il a joué tous les matchs, dont deux en tant que titulaire. Il a endossé le difficile rôle de buteur, avec une réussite prometteuse de 82% sur la compétition. Une entrée en matière satisfaisante, selon lui : "Je suis très content. J'ai la chance de débuter deux matchs. Je suis assez content de mes performances même si forcément, il y a toujours un peu à redire. Mais pour l'instant, dans l'ensemble, je suis très content et j'essaie d'apporter ce que je sais faire au groupe."  

Mon père "m'a juste dit de profiter au maximum"

Romain Ntamack atteint des records de précocité et dépasse déjà son illustre père, Émile Ntamack qui a fait les beaux jours des Bleus dans les années 1990. Lui avait connu la première de ses 46 sélections à l’âge de 23 ans. Avec une telle figure tutélaire, Romain a été biberonné au ballon ovale et les conseils du père sont toujours aussi précieux pour lui durant cette coupe du monde.

Il m'a juste dit de profiter parce que ce sont des moments uniques. On ne sait pas si ça peut se reproduire.Romain Ntamackà franceinfo

"On est des privilégiés d'être là donc il m'a juste dit de profiter au maximum, de me régaler, de croquer à pleines dents chaque moment. Il ne m'a mis en garde sur rien du tout. J'écoute bien ses conseils pour avoir zéro regret à la fin et garder un maximum de souvenirs."

Une maturité étonnante pour un joueur de 20 ans  

À côtoyer depuis plusieurs semaines l’ouvreur des Bleus, on est saisi par sa maîtrise permanente, son sang-froid qui passerait presque pour de la suffisance. Ses coéquipiers sont unanimes : la pression glisse sur lui sans l’atteindre, une attitude et une maturité étonnante pour un joueur aussi jeune. Romain Ntamack confirme. "Forcément, on entendait ce qui se disait à l'extérieur mais je ne me suis jamais mis la pression de me dire qu'on n'allait pas se qualifier. On est un groupe qui est relativement calme, assez serein. Après, nous, les jeunes, ça nous permet de relativiser les choses, de relativiser une coupe du monde ce qui n'est pas rien. Quand on a cette pression en moins, on a juste à se régaler et à faire ce qu'on sait faire."  

Romain Ntamack est en passe aussi de devenir le visage du XV de France. Selon un sondage début octobre, il est le joueur préféré des Français devant les grognards Médard ou Picamoles. Une sacrée performance pour un minot de 20 ans.    

Portrait de Romain Ntamack signé Jérôme Val.
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