Rugby : le XV de France défie les All Blacks en test match

(Anthony Phelps Reuters)

La France affronte les All Blacks samedi (21h) au Stade de France pour un test match. Une occasion en or d'éclairer une année 2013 bien sombre, et une belle opportunité pour les hommes de Philippe Saint-André de faire oublier leur cuillère en bois obtenue lors du dernier Tournoi des six Nations. Sauf qu'en face, les Néo-Zélandais sont invaincus cette année.

Il y a d'un côté le
maigre bilan des Bleus en 2013 : six défaites, un nul, un succès. Il y de
l'autre l'éclatante domination des Blacks sur le rugby mondial : les
"Néo-Zed" sont invaincus cette année. Autant dire que le XV de France
ne part pas favori, ce samedi soir au Stade de France pour la confrontation
entre les deux équipes.

Sauf qu'un match
entre les deux ne se passe jamais vraiment comme prévu. Et même si les hommes
de Philippe Saint-André se sont inclinés lors de leur tournée en
Nouvelle-Zélande en juin dernier, ils sont revenus de l'hémisphère sud avec
l'intime conviction de ne pas être passés loin de l'exploit face aux champions
du monde 2011.

Et ce match les
Français l'abordent dans leur position favorite, celle d'outsider. La position
qui permet de ne rien regretter en cas de défaite honorable et d'être couvert
de gloire en cas de victoire inattendue. Le combat s'annonce donc épique dans
un Stade de France où la météo s'annonce aussi rugueuse qu'un avant Français.

Priorité à la défense

Mais pour remporter une victoire il faut, dirait
Lapalisse, commencer par ne pas perdre. La semaine a donc été consacrée à
l'inlassable répétition des gammes défensives. Sans compter la mêlée qui
pourrait permettre d'apporter un plus dans la gestion des temps forts. Et comme
le souligne Thierry Dusautoir, le capitaine des Bleus, il faut que la peur
change de camp : "La seule inconnue, et celle qui, je pense, doit les
perturber un peu, c'est le niveau de l'équipe de France samedi.
"

Et pour faire peur,
rien de tel que de réaliser un match proche de la perfection : "l'exploit
c'est de ne pas accepter la logique. Il faudra mettre énormément d'envie"
,
souligne Philippe Saint-André. 

 

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