Organisation de la Coupe du monde de rugby 2023 : la France défend ses atouts à Londres, loin des affaires

Bernard Laporte, president de la Fédératiopn française de rugby  (FFR) tient une conférence de presse, le 25 septembre à Londres, après le grand oral devant la fédération internationale (World rugby) pour défendre le dossier de candidature de la France à l\'organisation de la Coupe du monde 2023 
Bernard Laporte, president de la Fédératiopn française de rugby  (FFR) tient une conférence de presse, le 25 septembre à Londres, après le grand oral devant la fédération internationale (World rugby) pour défendre le dossier de candidature de la France à l'organisation de la Coupe du monde 2023  (GLYN KIRK / AFP)

La délégation française a défendu son dossier lundi devant la fédération internationale, alors que le rugby français est englué dans les affaires.

Qui de la France, de l’Irlande ou de l’Afrique du Sud accueillera la Coupe du monde de rugby en 2023 ? La délégation tricolore a défendu son dossier, lundi 25 septembre à Londres, devant les instances de World Rugby, la Fédération internationale. "On a fait un bon match", s’est félicité le président de la Fédération française Bernard Laporte à l'issue de la présentation. 

Ze French Touch, le Film Officiel de la candidature #France2023

Il faut dire que la France, qui rêve de retrouver cette compétition qu'elle avait déjà accueillie en 2007, a de nombreux atouts à faire valoir. Sa capacité d'accueil dans des stades récents, ses installations hôtelières, les transports et sa capacité financière. Le dossier de France 2023 est celui qui propose le plus de retombées économiques (plus de 400 millions d'euros) et c'est d'ailleurs le principal argument défendu par les partisans de la candidature tricolore.

Les affaires influenceront-elles le vote ?

Seulement voilà, le rugby français est aussi englué dans les affaires. Bernard Laporte est visé par une enquête du ministère des Sports pour soupçons de favoritisme. De quoi inquiéter le directeur de la candidature tricolore, Claude Atcher, qui file la métaphore : "Il reste trois minutes à jouer, on tient le ballon, on le tombe à dix mètres de la ligne adverse, on prend une contre-attaque de 80 mètres… Ce serait dommage", expliquait-il à franceinfo à la veille du grand oral londonien.

Un rebondissement dont ne veut pas entendre parler le principal intéressé. Bernard Laporte qui croit savoir que les préoccupations du rugby mondial sont ailleurs, a-t-il expliqué à franceinfo avant l'audition de lundi.

Les gens qui votent, permettez-moi l’expression, n'en ont rien à foutre de ce qui se passe. Ce qui les intéresse c'est quel est le meilleur dossierBernard Laporte, président de la Fédération française de rugbyà franceinfo

Même tonalité chez le président de la Ligue, pourtant en conflit ouvert avec son homologue de la Fédération. Mais pour Paul Goze, il n'y aura aucune conséquence sur le choix final : "Tous les petits problèmes qu’il peut y avoir en France n’influenceront pas la décision. Si la France doit avoir la Coupe du monde en ayant le meilleur dossier, elle aura la Coupe du monde. Ils seront d'après moi imperméables à toutes les petites interventions ou autre qu’il pourrait y avoir."

On affiche donc côté français toujours la même confiance qu’avant l’été et les affaires. D’ailleurs, ce matin, les sourires n’étaient pas forcés quand la délégation française s’est rendue à pied, sous une pluie très fine, au Royal Garden de Londres, pour présenter sa candidature. Les acteurs du rugby tricolore le répètent : ces affaires sont franco-françaises et doivent le rester. Une sorte de méthode Coué pour croire que non, elles n’auront pas d’influence sur le vote final de World Rugby, le 15 novembre.