Le rugbyman Jonny Wilkinson en trois points marquants

Jonny Wilkinson (avec la balle) lors d\'un match amical de Toulon (Var) face au Racing Métro (Hauts-de-Seine), le 2 août 2013.
Jonny Wilkinson (avec la balle) lors d'un match amical de Toulon (Var) face au Racing Métro (Hauts-de-Seine), le 2 août 2013. (MAXPPP)

Légende du rugby, il arrêtera sa carrière après les deux finales que doit jouer son club de Toulon, en Top 14 et en Coupe d'Europe.

Légende du rugby, l'ouvreur Jonny Wilkinson a annoncé, lundi 19 mai, qu'il prendrait sa retraite en fin de saison après les deux finales que devra jouer son club de Toulon (Var) d'ici à la fin du moins de mai, en Coupe d'Europe et en Top 14.

"Ce n'est pas du tout le moment de se concentrer sur ma retraite car je voudrais focaliser toute mon attention et mon énergie sur l'équipe et ces deux derniers matchs de la saison", précise sur le site internet du Rugby Club Toulonnais le joueur aux 91 sélections avec le XV de la Rose, qui fêtera ses 35 ans dimanche.

Retour sur une carrière exceptionnelle et un joueur de talent.

1Wilko, une légende du rugby en Angleterre

Jonny Wilkinson, surnommé affectueusement Wilko par ses compatriotes, est l'homme qui a offert la Coupe du monde de rugby à l'Angleterre en 2003. Un graal obtenu à la dernière minute de la finale grâce à un drop du pied droit, censé être son mauvais pied, comme le rappelle Le Nouvel Observateur.

En 91 sélections avec l'Angleterre et 6 avec la sélection des Lions britanniques et irlandais, Wilko a marqué 1 246 points, ce qui en fait le deuxième meilleur marqueur de l'histoire du rugby derrière le Néo-Zélandais Daniel Carter (1 442). Jonny Wilkinson avait déjà pris sa retraite internationale après la Coupe du monde 2011.

2Un Toulonnais d'adoption

Après avoir réalisé la majeure partie de sa carrière dans le club anglais de Newcastle, Jonny Wilkinson rejoint le club de Toulon en 2009. Une équipe dans laquelle l'ouvreur se sent bien, comme le rappelle Rugby 365, qui rappelle ses propos au micro de Canal+ : "Je suis privilégié, très chanceux, de jouer parmi un groupe comme ça, parmi ce championnat de France très fort, c’est une vraie chance et j’espère que ça se finira bien."

En 2012, après l'échec de l'Angleterre au Mondial, Jonny Wilkinson se confie au Figaro : "Je crois que Toulon m'a sauvé la vie."

3Un joueur obsessionnel et perfectionniste

Jonny Wilkinson est méticuleux et s'impose une discipline stricte, comme il l'expliquait au Guardian (en anglais) en 2005 : "Quand je me couche tous les soirs, je veux sentir que j'ai fait tout ce que je pouvais pour avancer dans la vie. J'ai besoin d'une autosurveillance permanente, parce que se fixer des objectifs et les atteindre est crucial."

Le joueur anglais a fait d'un geste sa marque de fabrique. Avant chaque frappe, il joint les mains, les pouces vers le haut. Le Figaro raconte que cette pose est "répétée inlassablement à l'entraînement". "Des fois, au bout d'une heure d'entraînement, je m'aperçois que je suis en train de buter", affirme Wilko. Obsessionnel, perfectionniste, Jonny Wilkinson est un atout majeur dans une équipe, comme le souligne le président du club toulonnais, Mourad Boudjellal, sur France 3 Côte d'Azur : "Quand tu as Jonny, tu as un avantage psychologique sur ton adversaire. Tu as un capital points."

Ses deux derniers matchs seront les finales de la Coupe d'Europe, contre les Saracens, samedi à Cardiff (Royaume-Uni), et du Top 14, le 31 mai contre Castres, au Stade de France.

 

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