Coupe du monde de rugby : le guide des postes en gifs pour avoir l'air moins bête devant vos amis

Des membres de l\'équipe de France de rugby, le 30 août 2019 au Stade de France.
Des membres de l'équipe de France de rugby, le 30 août 2019 au Stade de France. (BERTRAND GUAY / AFP)

Vous ne connaissez rien au rugby ? Francetv info vous explique la différence entre un pilier et un ailier, histoire que vos amis fans d'ovalie ne se moquent plus de vous pendant les matchs.

Imaginez : samedi 21 septembre, vos amis vous proposent de venir regarder le match de Coupe du monde de rugby entre la France et l'Argentine. Problème : vous ne comprenez absolument rien à cette histoire d'avants et d'arrières. Et, d'abord, pourquoi les petits n'ont-ils pas le droit de participer à la mêlée ?

Avant que vous ne provoquiez un fou rire général en confondant piliers et ailiers, francetv info revient sur les différents postes d'une équipe de rugby.

Commençons par la base : une équipe de rugby est divisée en deux groupes. Les avants, aussi affectueusement appelés "les gros", sont les huit joueurs qui forment la mêlée (piliers, talonneur, deuxième et troisième lignes). Les arrières, ou "gazelles", se trouvent logiquement… derrière le pack des avants. Plus rapides que les gros, ils sont généralement chargés de l'attaque et attendent patiemment la fin de la mêlée pour s'emparer du ballon. Et maintenant, rentrons dans le détail... 

Les piliers

A l'époque du rugby amateur, les piliers étaient plutôt petits et bedonnants. Un peu comme les piliers de bar. Les numéros 1 et 3 font partie du pack et jouent en première ligne dans la mêlée, de chaque côté du talonneur. Ce sont donc eux qui encaissent le choc lors de la poussée, soit près d'une tonne (le poids cumulé de tous les avants). 

Les piliers emblématiques : Christian Califano, Serge Simon.

Ce qu'ils doivent faire : pousser l'équipe adverse.

Ce qu'ils ne doivent pas faire : écrouler la mêlée (et manger l'herbe).

Le talonneur

Le numéro 2 est placé entre les deux piliers pendant la mêlée et doit récupérer le ballon avec ses pieds. Le talonneur est aussi chargé du lancer lors des touches : c'est lui qui annonce la combinaison et détermine qui saute pour attraper le ballon.

Les talonneurs emblématiques : Vincent Moscato, Raphaël Ibañez, John Smit.

Ce qu'il doit faire : lancer la balle au milieu des deux lignes.

Ce qu'il ne doit pas faire : lancer la balle n'importe où.

Les deuxièmes et troisièmes lignes

Ils portent les numéros 4 à 8 et constituent le reste des avants. Les deuxièmes lignes sont généralement les plus grands de l'équipe et doivent sauter pendant les touches pour attraper le ballon. Les troisièmes lignes, polyvalents, sont essentiels en défense. Ce sont les joueurs qui touchent le plus de ballons pendant un match.

Les deuxièmes et troisièmes lignes emblématiques : Jean-Pierre Rives, Thierry Dusautoir, Richie McCaw, Paul O'Connell.

Ce qu'ils doivent faire : sauter en touche, plaquer le porteur du ballon (et, parfois, ça fait mal).

Ce qu'ils ne doivent pas faire : essayer de casser le porteur du ballon.

Le demi de mêlée

Le numéro 9, généralement un des plus petits joueurs de l'équipe, forme la charnière avec le demi d'ouverture. Il est chargé d'introduire le ballon en mêlée mais aussi de le récupérer lors des regroupements (lorsque les rugbymen forment un "tas" après un plaquage).

Les demis de mêlée emblématiques : Fabien Galthié, Nick Farr-Jones, Jacques Fouroux.

Ce qu'il doit faire : bien introduire le ballon en mêlée.

Ce qu'il ne doit pas faire : de mauvaises passes à ses coéquipiers (surtout trois fois d'affilée, comme l'Italien Mauro Bergamasco ici).

Le demi d'ouverture

L'autre moitié de la charnière. Doté d'un bon jeu au pied, le numéro 10 est souvent le buteur de l'équipe. Il fonctionne en binôme avec le demi de mêlée pour animer le jeu.

Les demis d'ouverture emblématiques : Jonny Wilkinson, Dan Carter, Christophe “Titou” Lamaison.

Ce qu'il doit faire : marquer les pénalités, les transformations et même des drops. 

Ce qu'il ne doit pas faire : viser à côté.

Les centres

Les numéros 12 et 13 sont des joueurs puissants et polyvalents. Ils doivent être bons en défense et faire circuler le ballon en attaque.

Les centres emblématiques : Brian O'Driscoll, Philippe Sella, Yannick Jauzion.

Ce qu'ils doivent faire : passer la défense adverse.

Ce qu'ils ne doivent pas faire : commettre une faute de main (ce qui se dit aussi "avoir des bras en mousse").

Les ailiers

Les numéros 11 et 14 jouent sur le côté (l'aile) du terrain. Joueurs les plus rapides de l'équipe, ce sont des finisseurs chargés de marquer les essais.

Les ailiers emblématiques : Jonah Lomu, David Campese, Philippe Bernat-Salles.

Ce qu'ils doivent faire : feinter la défense pour aller à l'essai.

Ce qu'ils ne doivent pas faire : se faire pousser en touche.

L'arrière

Le numéro 15, dernier rempart défensif, reste en retrait sur le terrain. Il doit avoir un bon jeu au pied et être assez rapide pour relancer l'attaque.

Les arrières emblématiques : Serge Blanco, Jason Robinson, Leigh Halfpenny.

Ce qu'il doit faire : relancer l'attaque depuis le fond du terrain.

Ce qu'il ne doit pas faire : laisser filer le ballon au profit de l'équipe adverse (une erreur aussi connue sous le nom de “Poitrenade”, après cette terrible gaffe du Toulousain Clément Poitrenaud en finale de la Coupe d'Europe en 2004).

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