VIDEO. Mondiaux de natation : on vous résume la polémique Sun Yang, le nageur qui fait des vagues

Deux nageurs ont ouvertement protesté durant les cérémonies protocolaires de deux courses remportées par le nageur chinois Sun Yang.

Les esprits s'échauffent autour des bassins des Mondiaux de natation à Gwangju (Corée du Sud). Le Chinois Sun Yang, champion du monde du 400 m et du 200 m nage libre, concentre les critiques. Dimanche 21 juillet, lors de la cérémonie protocolaire du 400 m, puis mardi 23 juillet lors de celle du 200 m, deux courses remportées par le nageur chinois, l'Australien Mack Horton, puis le Britannique Duncan Scott ont manifesté leur défiance. Le premier a refusé de monter sur le podium, le second n'a pas serré la main de son adversaire. L'Australien et le Britannique se sont également tenus à l'écart sur les photos protocolaires. 

La raison ? Des soupçons de dopage pèsent sur Sun Yang depuis un contrôle "vraisemblablement saboté", détaille Yannick Agnel, champion olympique du 200 m nage libre à Londres et aujourd'hui consultant pour France Télévisions. L'affaire a éclaté une semaine avant les Mondiaux, après les révélations du Sunday Telegraph qui raconte les conditions du contrôle mené en septembre. "Lui ou un membre de son entourage a donné un coup de marteau pour détruire les fioles qui contenaient les échantillons", précise-t-il à franceinfo. Le scandale de trop pour une partie des nageurs qui ont décidé de dire "ça suffit, on a envie d'un sport propre", insiste Yannick Agnel.

"Il s'est déjà battu avec des nageurs"

Car ce n'est pas la première fois que Sun Yang affole les bassins. Le champion avait en effet été contrôlé positif en 2014, suscitant la colère de Camille Lacourt durant les JO de Rio. Devant les caméras, le nageur français avait fait part de son mécontentement, assurant que Sun Yang "pisse violet".

Et ces accusations de dopage s'ajoutent à une personnalité controversée. "Il est provocateur dans et en dehors du bassin, énumère Yannick Agnel. Il a déjà eu des frasques, il s'est battu avec des nageurs et des nageuses." Pour le consultant, le problème posé par le champion chinois a été mal géré par la Fédération internationale de natation (Fina) et le TAS (Tribunal arbitral du sport). "Ils ont autorisé Sun Yang à participer à ces championnats du monde, ils auraient dû s'en occuper avant", souffle-t-il. En attendant de trancher sur le sort du nageur chinois et de décider d'une nouvelle suspension, la Fina a adapté son règlement pour éviter les protestations protocolaires. "C'est un comportement assez amateur de la part d'un sport qui se veut de plus en plus professionnel", conclut-il.

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