L'alpiniste Ueli Steck, surnommé la "machine suisse", est mort dans l'Himalaya

L\'alpiniste suisse Ueli Steck, le 13 août 2015, à Sigoyer (Hautes-Alpes).
L'alpiniste suisse Ueli Steck, le 13 août 2015, à Sigoyer (Hautes-Alpes). (JEAN-PIERRE CLATOT / AFP)

Les circonstances de l'accident ne sont pas encore établies avec précision, mais il semble qu'une chute soit à l'origine de sa mort, selon la fédération népalaise.

Légende de l'alpinisme, Ueli Steck est mort à l'âge de 40 ans dans un accident près du Camp II de l'Everest, révèle l'Himalayan Times (en anglais), dimanche 30 avril. L'information a ensuite été confirmée par la Fédération népalaise d'alpinisme. Le corps sans vie du Suisse a été découvert par une équipe de six secouristes près du sommet du Nuptse, près de l'Everest. Les circonstances du drame ne sont pas encore établies avec précision. "Ce matin, il a eu un accident sur le Nuptse et il est mort. Il semble qu'il ait glissé", s'est contenté d'indiquer le président de la Fédération népalaise d'alpinisme.

L'un des alpinistes les plus titrés au monde

Cet ancien charpentier détenait de nombreux records et distinctions, pour sa capacité à gravir les sommets en un temps record, comme ici, sur la face nord du sommet suisse de l'Eiger, en novembre 2015. Ueli Steck a notamment remporté deux Piolets d'or, la plus haute récompense de la discipline, mais certains de ses exploits ont parfois suscité des réserves, racontait Le Monde, qui revenait en 2014 sur les critiques formulées par ses rivaux.

Après une ascension de la face sud de l'Anapurna, au Népal, il avait promis à sa femme de ne plus faire d'ascensions en solitaire, car trop risquées, racontait Le Temps, dans un portrait paru en février 2016. "Je suis allé trop loin cette fois-ci, expliquait-il à nos confrères suisse. J'avais accepté de mourir. Cette sensation, c'est fou."

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