JO de Sotchi : couac des anneaux lors de la cérémonie d'ouverture, les internautes se moquent

Cérémonie d\'ouverture des JO d\'hiver de Sotchi (Russie), le 7 février 2014.
Cérémonie d'ouverture des JO d'hiver de Sotchi (Russie), le 7 février 2014. (YURI KADOBNOV / AFP)

L'un des flocons géants qui devaient se muer en anneaux olympiques a refusé de le faire. Un petit incident qui n'a échappé à presque personne.

La fête était presque parfaite. Un problème technique a quelque peu terni la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques d'hiver de Sotchi, vendredi 7 février au soir. L'un des flocons géants qui devaient se muer en anneaux olympiques a refusé de s'ouvrir. 

Moqueries sur Twitter

Sur Twitter, les internautes qui regardaient le spectacle, diffusé en direct dans le monde entier, n'ont pas manqué de railler ce léger incident technique.

Certains mettent en garde le responsable technique contre l'autoritarisme du Kremlin.

D'autres crient au complot et y voient un geste politique. Avec plus ou moins de sérieux.


Il y a aussi ceux qui relativisent et rappellent des précédents embarrassants lors d'autres coups d'envoi des JO.

Léger différé et philosophie en Russie

En Russie, les téléspectateurs n'ont rien vu de l'incident. Car la télévision russe ne diffusait pas l'événement en direct mais avec une quinzaine de secondes de décalage. Sur les images retransmises par la première chaîne de télé russe, Pervyi Kanal, on voit les fleurs commencer à s'ouvrir, au début de la cérémonie. Et quand l'une d'entre elles - celle située en haut à droite de l'emblème olympique - se bloque, la télévision diffuse un plan sur le public. Lorsque l'image revient sur les cinq fleurs, elles sont devenues des anneaux olympiques.

Constantin Ernst, directeur artistique de la cérémonie, a jugé le recours aux images enregistrées naturel et banal. "Personne de sensé ne se laisserait distraire par un flocon qui ne s'ouvre pas dans une histoire racontée pendant plus de deux heures et demie", a-t-il tranché. Et de conclure, avec philosophie : "Les bouddhistes zen disent que, quand on a une boule parfaitement polie, il faut y laisser un défaut pour qu'on en mesure la perfection."

L'anneau défectueux a, lui, déjà son compte Twitter officieux. Tout aussi philosophe, il y explique (en anglais) que quatre anneaux sont bien suffisants.

 

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