"C'est paradisiaque, les gens vont en prendre plein les yeux" : Tahiti pourrait accueillir l’épreuve de surf des JO de Paris 2024

Un surfeur sur la vague mythique Teahupoo, à Tahiti, le 8 août 2019.
Un surfeur sur la vague mythique Teahupoo, à Tahiti, le 8 août 2019. (BRIAN BIELMANN / AFP)

Jamais dans l'histoire olympique une épreuve ne s'est déroulée aussi loin de la ville hôte, mais la plus grande île de Polynésie française a quelques atouts à faire valoir.

Paris-Tahiti : 15 000 kilomètres, 20 heures d’avion. Jamais, dans l'histoire olympique, une épreuve ne s'est déroulée aussi loin de la ville hôte. Les dirigeants du comité international olympique sont réunis en sommet à partir de mercredi 4 décembre à Lausanne en Suisse et jusqu'à samedi. Les discussions porteront notamment sur la présentation du rapport de la commission d'évaluation de Paris 2024, qui dira si Tahiti peut ou non accueillir l'épreuve de surf.

Teahupoo, la plus belle vague du monde

Si 12 heures de décalage séparent le fuseau horaire de Paris de celui de Tahiti, la plus grande île de la Polynésie française peut s’enorgueillir de Teahupoo, la plus belle vague du monde. Une gauche impressionnante qui monte à dix mètres de hauteur à la verticale lorsque la houle furieuse arrive de l'Antarctique. Un spot que connaît bien le meilleur surfeur européen de l'histoire, le Français Jérémy Florès.

C’est loin mais c’est un territoire français, et ce sont des vagues de récif, alors qu’en France métropolitaine, ce sont des vagues de sable…Jérémy Florèsà franceinfo

"C’est paradisiaque, poursuit le surfeur. Les gens vont en prendre plein les yeux. Et en France, on a aussi des spots extraordinaires, donc ce sera beau de toute manière." 

Pour Jean-Luc Arassus, le président de la Fédération française de surf, ce n'est pas le lieu qui compte mais la qualité des vagues et du spectacle au moment des jeux olympiques. "Si dans les neuf jours de compétition, on passe huit jours à attendre les vagues, ce sera catastrophique pour nous, indique Jean-Luc Arassus. Et pourtant, peut-être qu’il y aura dans les trois premiers jours deux mètres parfaits à Hossegor, ou sur le spot de la Torche en pays bigouden…" Si le Comité international olympique rejette la candidature de Tahiti, il pourrait se passer des plus belles images de Paris 2024.

Tahiti pourrait être choisie pour l’épreuve de surf aux JO de Paris 2024
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