Attribution des JO 2024 : Paris favorite ? "Rien n'est encore fait", rappelle Thierry Rey

Thierry Rey, champion oympique de 1980.
Thierry Rey, champion oympique de 1980. (MAXPPP)

Si Paris est donnée favorite pour organiser les JO 2024, Thierry Rey, ex-champion de judo et actuel conseiller spécial au comité de candidature, a rappelé vendredi, à l'occasion de la Journée mondiale de l'Olympisme, que rien n'était "encore fait".

À l'occasion de la Journée mondiale de l'olympisme vendredi 23 juin, le centre de Paris va se métamorphoser deux jours en un parc olympique éphémère, dédié à la célébration du sport et de l’olympisme. L'objectif est de faire démonstration de force de l'engouement populaire derrière la candidature à l'organisation des Jeux olympiques et paralympiques en 2024. "Rien n'est encore fait" pour l'attribution des JO 2024 à Paris même si la capitale française est donnée favorite, a commenté vendredi sur franceinfo Thierry Rey, ex-champion de judo et actuel conseiller spécial au comité de candidature de Paris 2024.

franceinfo Tout le monde dit que les jeux sont faits. Paris devrait décrocher les JO de 2024. Y a-t-il un faux suspense ?

Thierry Rey : Non, il n'y a pas de faux suspense, il y a juste le timing à respecter. Aujourd'hui, le comité exécutif du CIO a décidé de faire une proposition de double attribution qui n'est pas encore votée. Ça le sera le 10 et 11 juillet à Lausanne. Nous sommes de bons élèves, des sportifs, on ne va pas commencer à dire n'importe quoi. On est concentrés sur notre objectif : gagner le 13 septembre. Et aujourd'hui, il y a des règles. Nous devons convaincre, et même s'il y a une double attribution, il faut que l'on gagne en 2024.

Si c'est 2028, ce sera un échec ?

Le mandat qui nous est donné est 2024. En plus, ce sera la date du centenaire. La dernière fois que la France a eu les Jeux olympiques d'été, c'était en 1924. Nous avons aussi préempté des terrains pour construire un village olympique. Nous n'avons pas envie d'attendre quatre ans de plus, il n'y a pas de raison.

Deux villes se sont retirées pour des raisons budgétaires. Les Jeux sont-ils trop chers à organiser ?

Ça dépend de la manière dont on construit ses Jeux. Nous, on a 95% des sites de notre candidature qui sont déjà prêts ou temporaires et on aura juste à construire un village olympique – 3 500 logements et un village des médias – et un centre aquatique qui n'existe pas en Ile-de-France. Nous, on s'aligne sur les besoins de la population dans un budget maîtrisé public-privé.