JO 2016 : l'ombre du dopage au-dessus de la natation

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Des soupçons de dopage entourent déjà l'épreuve de natation. Camille Lacourt a été le premier à lancer la charge contre l'équipe de Chine. D'autres athlètes lui ont emboité le pas.

Des athlètes accueillis sous les huées, des vainqueurs conspués par les spectateurs et par les quelques nageurs présents dans les tribunes. Du jamais-vu dans une tribune olympique. À Rio plane l'ombre du dopage. Essoufflé, le visage défait, Camille Lacourt vient d'échouer dans sa dernière tentative de gagner une médaille olympique, mais au moment de finir sa carrière en individuel, le Français tient surtout à parler dopage. "Je pense que dans cette finale, c'est assez clean. C'est vrai que quand je regarde le 200 crawl, ça me dégoute un peu. Le 200 brasse qui va bientôt arriver, ça me dégoute totalement. J'espère que la FINA va vite réagir parce que c'est d'une tristesse absolue", avait alors confié Camille Lacourt.

La polémique enfle

Quelques minutes plus tard, le nageur français va encore plus loin : "Ça me dégoute de voir des gens qui ont triché sur les podiums. Sun Yang, il pisse violet !". Le Chinois, contrôlé positif et suspendu trois mois en 2014 par sa fédération, est déjà doublement médaillé ici à Rio, et il n'est pas le seul. Cinq nageurs russes ont été autorisés à participer à la dernière minute, comme Yuliya Efimova, déjà suspendue pour dopage en 2014, puis contrôlée positive en mars dernier, a décroché l'argent sur 100m brasse. Alors la polémique enfle. Certains en appellent aux instances olympiques, à l'instar de Michael Phelps : "Ça me fend le coeur et j'aimerai que quelqu'un fasse quelque chose".

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