JO 2016 : c'est à cause d'une algue que l'eau du bassin de plongeon est devenue subitement verte

A gauche, le Chinois Chen Aisen plonge dans le bassin olympique de Rio, lundi 8 août 2016. A droite, la Brésilienne Giovanna Pedroso en fait de même, mardi 9 août 2016.
A gauche, le Chinois Chen Aisen plonge dans le bassin olympique de Rio, lundi 8 août 2016. A droite, la Brésilienne Giovanna Pedroso en fait de même, mardi 9 août 2016. (MATT DUNHAM / AP / SIPA)

L'organisation des Jeux, qui a testé la qualité de l'eau du bassin, assure que les athlètes ne courent aucun risque.

En 24 heures, elle est passée d'un beau bleu turquoise à un inquiétant vert bouteille. L'eau du bassin de plongeon des Jeux olympiques de Rio a brusquement changé de couleur dans la nuit du lundi 8 au mardi 9 août, suscitant une certaine inquiétude chez les spectateurs. Le phénomène est dû à "la prolifération d'une algue", liée "à la chaleur et au manque de vent", a expliqué un porte-parole des JO à l'agence Associated Press (en anglais).

Un manque de produits chimiques

"Des analyses de l'eau du bassin de plongeon du centre aquatique Maria Lenk ont été menées et il a été établi qu'elle ne présentait pas le moindre risque pour la santé des sportifs", a précisé un responsable cité par CNN (en anglais).

Le bassin adjacent est, lui, resté complètement bleu.

Les deux bassins de natation des Jeux olympiques de Rio, le 9 août 2016.
Les deux bassins de natation des Jeux olympiques de Rio, le 9 août 2016. (ODD ANDERSEN / AFP)

Dans un communiqué, la Fédération internationale de natation (Fina) a levé le mystère, indiquant que "les réservoirs d'eau [manquaient] de certains des produits chimiques utilisés dans le processus de traitement de l'eau""En conséquence, le niveau de PH de l'eau est sorti de la fourchette normale, provoquant cette décoloration", précise le texte en ajoutant que son comité médical avait effectué des tests "et avait conclu qu'il n'y avait pas de risques pour la sécurité des athlètes et aucune raison d'impacter la compétition".

Les athlètes ont pris la chose avec décontraction. Le plongeur américain David Boudia s'est demandé si la Saint-Patrick était célébrée en avance au Brésil, tandis que la Malaisienne Pandelela Rinong, médaillée d'argent en haut-vol 10 m synchronisé, a expliqué que le phénomène était "assez habituel pour une piscine extérieure".

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