Primaire écologiste : une finale très Greenpeace

Les eurodéputés Yannick Jadot et Michèle Rivasi sont arrivés mercredi 19 octobre en tête du premier tour de la primaire organisée par Europe Ecologie-Les Verts, éliminant l\'ex-ministre et patronne des Verts Cécile Duflot
Les eurodéputés Yannick Jadot et Michèle Rivasi sont arrivés mercredi 19 octobre en tête du premier tour de la primaire organisée par Europe Ecologie-Les Verts, éliminant l'ex-ministre et patronne des Verts Cécile Duflot (JOEL SAGET / AFP)

Cécile Duflot ne sera pas la candidate écologiste à la présidentielle. L’ex-patronne des Verts a été éliminée dès le premier tour de la primaire. Deux anciens de Greenpeace, Yannick Jadot et Michèle Rivasi, seront concurrents pour le second tour le 7 novembre. 

Les eurodéputés Yannick Jadot et Michèle Rivasi sont arrivés mercredi 19 octobre en tête du premier tour de la primaire écologiste, organisée par Europe Écologie-Les Verts, éliminant Cécile Duflot. Deux députés européens plutôt qu'une ancienne ministre, deux anciens de Greenpeace plutôt que l'ex-patronne des Verts, les 12 000 électeurs de la primaire écologiste ont choisi la société civile plutôt que l'appareil.  C'est "un suicide collectif", ironise le dissident Jean-Vincent Placé. Les deux finalistes lui répondent en chœur par la négative, estimant que le choix correspond à un besoin de "renouveau"

Les points communs des finalistes

Les deux rivaux, Michèle Rivasi et Yannick Jadot, se ressemblent beaucoup. Pendant six mois, entre 2003 et 2004, ils se sont même retrouvés ensemble à la tête de Greenpeace France. Pour le second tour de la primaire écologiste, ils ont un même positionnement anti-PS, ils font la promesse de présenter 577 candidats aux législatives et ils veulent tourner la page Hollande. L'un, Yannick Jadot, 49 ans, se pose en héritier de Nicolas Hulot. L'autre, Michèle Rivasi, 63 ans, est davantage perçue comme un électron libre, incontrôlable, et c'est ce que redoute le camp Jadot, beaucoup plus pragmatique dans son discours. "Je ne crois pas qu'il y aura un président écologiste en 2017", explique le vainqueur du premier tour de la primaire chez les écologistes. Ce réalisme peut devenir son point faible, d'autant que Cécile Duflot ne jouera pas les arbitres. 

L'ex-ministre du Logement ne donne pas de consignes de vote, d'ici le second tour, le 7 novembre. Cécile Duflot, injoignable, s'accorde "quelques jours de réflexion". Son avenir politique est compromis. En 2012, le Parti socialiste lui avait réservé une circonscription à Paris. En 2017, les socialistes ne lui feront pas de cadeau.

 

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