JO : Londres entre (déjà) dans l'histoire des bourdes protocolaires

Une supportrice nord-coréenne lors du match de football dames mercredi 25 juillet entre la Colombie et la Corée du Nord à Glasgow.
Une supportrice nord-coréenne lors du match de football dames mercredi 25 juillet entre la Colombie et la Corée du Nord à Glasgow. (GRAHAM STUART / AFP)

LONDRES - Le coup d'envoi du match entre la Colombie et la Corée du Nord à Glasgow mercredi a été retardé par une gaffe autour du drapeau nord-coréen. FTVi revient sur ces faux-pas qui marquent les compétitions.

C'est la première gaffe des Jeux olympiques. Le coup d'envoi du match de football dames mercredi 25 juillet entre la Colombie et la Corée du Nord à Glasgow a été donné avec plus d'une heure de retard, en raison d'un incident pris très au sérieux : un problème autour du drapeau nord-coréen. Il a été confondu avec le drapeau... sud-coréen !

Initialement prévu à 19h45, le coup d'envoi a été donné 20h50 après le refus des joueuses nord-coréennes de débuter la rencontre lorsqu'elles se sont aperçues que le drapeau présenté à côté de leurs photos sur les écrans géants du stade était en fait le drapeau sud-coréen. Les deux Corées sont divisés par la frontière la plus militarisée au monde et sont toujours techniquement en guerre depuis 1953.

"Le drapeau sud-coréen a été montré sur l'écran géant à la place du drapeau de la Corée du Nord, a indiqué le comité d'organisation dans un bref communiqué après une heure d'atermoiements. C'est clairement une erreur, nous présenterons nos excuses à l'équipe et au Comité national olympique (nord-coréen) et des mesures seront prises pour que cela ne se reproduise plus." "Nous avons passé beaucoup de temps avec (les athlètes) hier soir pour expliquer ce qui s'était passé et pourquoi cela s'était produit et nous leur avons écrit une lettre", a expliqué jeudi  le directeur général du Comité organisateur, invoquant une "simple erreur humaine".

Une longue tradition de couacs sur les hymnes

Lors d'un tournoi préolympique de hockey sur gazon disputé en juin sur les installations mêmes des JO de Londres, les organisateurs britanniques avaient déjà gaffé en diffusant par erreur avant un match avec l'Afrique du Sud l'hymne sud-africain de l'époque de l'apartheid. "L'erreur avait été commise par une entreprise en charge de la présentation au tournoi", avaient expliqué les organisateurs.

Des erreurs similaires se sont produites... Comme en août 2011 au championnat du monde de canoë-kayak en Hongrie, où l'hymne allemand diffusé datait de l'époque nazie, selon Rue 89Le Deutschland über alles (L’Allemagne au-dessus de tout) a remplacé l’hymne officiel de l’Allemagne, Einigkeit und Recht und Freiheit (Unité et droit et liberté). Même boulette lors d'un match de football opposant l'Autriche à Allemagne en juin 2008 : la chaîne de télé suisse SRG a sous-titré l'hymne allemand avec les paroles de l'hymne nazi.

En mai 2011, l'hymne de l'Espagne franquiste a été diffusé à Milan pour célébrer la victoire d'Alberto Contador.  

Autre bourde mémorable : en mars 2012 lors d'une compétition au Koweït. La victoire de l'équipe kazakhe de tir a été saluée par "l'hymne" issu du film Borat (Borat-Leçons culturelles sur l'Amérique au profit glorieuse nation Kazakhstan), réalisé par le Britannique Sacha Baron Cohen. Sorti en 2006, le film "vante la qualité des exportations de potassium du Kazakhstan et assure que le pays dispose des prostituées 'les plus saines de la région'", note Le Monde.fr qui rappelle qu'il avait créé une mini-crise diplomatique.

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