Mondial de handball : à 40 ans, Thierry Omeyer veut "profiter pleinement"

Thierry Omeyer aux Jeux olympiques de Rio, le 21 août 2016
Thierry Omeyer aux Jeux olympiques de Rio, le 21 août 2016 (FRANCK FIFE / AFP)

Le championnat du monde de handball débute mercredi avec France-Brésil. Préparation, pression, motivation... Le Français Thierry Omeyer, souvent présenté comme le meilleur gardien de l'histoire de son sport, se confie à franceinfo.

Voilà seize ans qu'il veille sur les cages de l'équipe de France. Aux côtés des "Experts" et à l'âge de 40 ans, l'incontournable gardien Thierry Omeyer dispute à partir de mercredi 11 janvier le championnat du monde de handball. Tenants du titre, les Bleus auront l'avantage de jouer la compétition à domicile, la France étant le pays hôte. Ils débutent mercredi soir par un match de poule contre le Brésil à l’AccorHotels Arena de Paris.

Fort de quatre titres de champion du monde (2001, 2009, 2011, 2015), de trois titres de champion d'Europe (2006, 2010, 2014) et de deux titres de champion olympique (2008, 2012), Thierry Omeyer apparaît toujours aussi motivé.

franceinfo : Jouer à domicile, est-ce que c'est une pression supplémentaire ?

Thierry Omeyer : On sait qu'il y a énormément d'attente. À chaque fois que l'équipe de France débute une compétition, on s'attend à ce qu'elle aille au bout. C'est encore plus vrai sur un championnat du monde à domicile. Mais, je pense qu'il faut s'en servir comme d'une force. Jouer devant notre public, c'est quelque chose qui doit nous pousser, nous transcender.

L'équipe de France a perdu son titre européen en janvier 2016, puis son titre olympique en août à Rio. Est-ce qu'il est important pour l'image des "Experts" de conserver ce titre mondial ?

Les compteurs sont remis à zéro à chaque compétition. Aux Jeux olympiques de Rio, on a quand même ramené une très belle médaille d'argent. L'or nous a échappé de peu. Maintenant, on a envie de décrocher ce titre mondial. La concurrence est forte. Beaucoup de nations très compétitives ont envie de nous battre. Il va falloir apporter énormément de qualité si on veut aller au bout.

Même avec un palmarès comme le vôtre, vous semblez mettre autant d'énergie et de travail à chaque début de compétition...

Ce sont cette énergie et ce travail qui nous ont permis de gagner nos titres. Ce n'est pas parce qu'on a gagné une année qu'on gagnera l'année suivante. À chaque fois, c'est une nouvelle aventure qui commence contre des adversaires toujours plus motivés à l'idée de battre l'équipe de France. À chaque fois, ce sont de gros combats.

Comment fait-on pour être encore au top dans ce sport à 40 ans ?

Le plaisir est toujours là, de même que la passion et l'envie de me faire mal tous les jours à l'entraînement. J'ai aussi toujours eu une bonne hygiène de vie. Même si je suis gardien de but, j'ai toujours soigné ma préparation d'avant-saison, à l'image des joueurs de champ.

Le physique est essentiel pour durer et avoir une régularité tout au long d'une saison. C'est ce qui m'a permis de durer et d'être encore là à 40 ans. J'essaie de profiter de chaque instant, car je sais que cela ne durera pas très longtemps.

Est-ce que vous envisagez de prendre votre retraite internationale après ce Mondial ? Ou est-ce que pensez déjà aux Jeux olympiques de Tokyo en 2022 ?

Les JO de Tokyo, c'est trop loin. Il faudra bien laisser sa place à un moment. Arrêter ? Je me poserai la question après le Mondial. Je n'ai pas envie de me projeter au-delà. Ces quinze jours vont être très intenses.

C'est une chance pour un sportif de pouvoir disputer une compétition à domicile. Cela m'était déjà arrivé lors de notre titre de champion du monde de 2001. Mais c'était il y a seize ans... J'ai envie de profiter pleinement de l'événement et de faire une grande compétition. Cela suffit à ma motivation et à mon envie.

Thierry Omeyer : "Jouer devant notre public, c'est quelque chose qui doit nous transcender"
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