Le sixième sacre mondial des Experts au Handball s'explique par "notre capacité à renouveler cette équipe", selon le président de la Fédération

Après une nuit de fête, les Bleus vont se reposer à leur hôtel ce mardi, avant de rencontrer François Hollande à l’Elysée à 18h
Après une nuit de fête, les Bleus vont se reposer à leur hôtel ce mardi, avant de rencontrer François Hollande à l’Elysée à 18h (PHILIPPE MILLEREAU / DPPI MEDIA)

L’équipe de France de handball a remporté son sixième titre mondial, dimanche 30 janvier. Joël Delplanque, le président de la FFH, explique ce succès par la capacité de la fédération à renouveler l'équipe avec l'arrivée de nouveaux joueurs.

En battant la Norvège 33 à 26 à Paris-Bercy, l’équipe de France de handball a remporté dimanche 29 janvier son sixième titre mondial. Avec onze titres internationaux au total, les Experts écrivent leur légende et s’installent comme l’une des plus grandes équipes de sport collectif. Toutes ces consécrations s’expliquent, notamment, par la capacité de la Fédération française de handball (FFH) à "renouveler cette équipe, à instiller de nouveaux joueurs", a expliqué Joël Delplanque, le président de la FFH sur Franceinfo ce lundi.

France info : Comment expliquer cette pluie de médailles ?

Joël Delplanque : Par le talent des joueurs, par notre capacité à renouveler cette équipe, à instiller des nouveaux joueurs, par un processus d’adaptation aux codes de cette équipe à la fois sur le terrain mais aussi en dehors. Tout ça, c’est un savoir-faire que nous avons développé, sous la houlette d’abord de Claude Onesta et aujourd’hui de Didier Dinart. Ce championnat du monde à la maison a fait l’objet d’attentions très particulières. (...) Tout le monde se demandait comment cet assemblage d’un manager général avec un entraineur allaient se passer. Maintenant vous connaissez la réponse : ça s’est bien passé !

Avec ce sixième sacre mondial, attendez-vous des licenciés en plus ?

Vraisemblablement, oui.  Après les JO de Rio, on a eu plus de 6% de licenciés. Aujourd’hui, je pense qu’on peut tabler, avec l’Euro féminin qui se dessine en décembre 2018, sur 600 000 licenciés [518 000 licenciés actuellement, NDLR], avec une limite : nos installations et nos capacités à les accueillir. On est extrêmement vigilants à ce que l’enseignement de handball que l’on donne soit de la meilleure qualité possible. Aujourd’hui, on est quasiment à saturation.

L’organisation réussie de ce mondial peut-elle favoriser la candidature de Paris pour l’organisation des JO 2024 ?

Ça ne peut pas lui faire de mal… J’ai déjeuné avec le président du comité international olympique, il est clair qu’il a été sensible à cet engouement, au succès, à notre capacité à renouveler notre équipe de France. On est dans un environnement contraint dans le domaine sécuritaire, on a su montrer qu’on savait vivre et continuer à faire la fête dans un environnement sportif chaleureux.

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