"C'est un bond en arrière" : l’entraîneur de Metz regrette le choix de BeIN Sport de diffuser moins de matchs de handball féminin

Emmanuel Mayonnade, l\'entraineur de Metz, en mars 2019. 
Emmanuel Mayonnade, l'entraineur de Metz, en mars 2019.  (ANTHONY PICORE / MAXPPP)

Emmanuel Mayonnade déplore le choix de la chaîne de sport, qui ne diffusera plus que les matchs des clubs engagés en Ligue des champions. 

BeIN Sport reste le diffuseur officiel, mais il réduit la voilure. Depuis 2015, la chaîne sportive propose des rencontres de handball féminin. Depuis trois saisons, 15 rencontres étaient retransmises en direct sur les antennes de beIN Sports. "La chaine a décidé de réorienter son investissement pour couvrir intégralement le championnat Lidl Starligue [championnat masculin]", affirme la Ligue féminine de handball qui dit n'avoir été informé qu'au début de l'été. Cette année, beIN Sports ne diffusera que les rencontres de Ligue des champions où un club féminin tricolore est engagé. 

"Je trouve ça dramatique, lâche Emmanuel Mayonnade, l'entraîneur de Metz, champion de France en titre. La reconnaissance aujourd'hui elle est minime. Bourg-de-Péage concrètement, ils n'arriveront jamais à faire parler d'eux à l'échelon national, et ce sera pareil pour Chambray", poursuit-il. "Nous, on aura un minimum d'exposition avec la Ligue des champions, mais si on se plante on n'aura plus rien", craint le coach. 

Dans la volonté présupposée des uns et des autres pour valoriser le sport féminin, je trouve que c'est un bond en arrière énormeEmmanuel Mayonnade

Nodjialem Myaro, la présidente de la Ligue féminine de handball, se dit "très déçue de la frilosité des médias nationaux", alors que le handball féminin a pourtant connu des succès d'audience. Par exemple, la finale de l'Euro 2018 entre la France et la Russie a été suivie par plus de cinq millions de téléspectateurs en décembre 2018 sur TF1. La future Coupe du monde, qui aura lieu en novembre et décembre prochain, sera d'ailleurs toujours diffusée par BeIN Sports et TF1.

Emmanuel Mayonnade, l'entraîneur messin regrette le manque d'exposition du championnat français alors que les joueuses multiplient les efforts et les entraînements de professionnels. "Elles s'entraînent huit à dix fois par semaine et elles ne font pas un tennis ballon pendant une demi-heure. On court, c'est complexe et c'est deux fois par jour jusqu'à deux heures", conclut l'entraîneur des championnes de France en titre. 

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