Robert Herbin "a fait débuter, a formé, a fait progresser un nombre incroyable de joueurs", souligne Jean-Michel Larqué

Robert Herbin (G), Patrick Revelli (M) et Jean-Michel Larqué (D) à l\'occasion d\'une exposition au musée des Verts à Saint-Étienne, le 14 octobre 2015.
Robert Herbin (G), Patrick Revelli (M) et Jean-Michel Larqué (D) à l'occasion d'une exposition au musée des Verts à Saint-Étienne, le 14 octobre 2015. (PHILIPPE VACHER / MAXPPP)

Jean-Michel Larqué a commencé sa carrière de joueur quand Robert Herbin terminait la sienne et devenait entraîneur. Il rend hommage au "Sphinx" qui est mort lundi à 81 ans.

Jean-Michel Larqué qui a participé à l’épopée européenne des Verts dans les années 1970 a rendu hommage mardi 28 avril sur franceinfo à son ancien entraîneur, Robert Herbin, qui vient de mourir à 81 ans à la suite de complications cardiaques : "Il a fait débuter, il a formé, il a fait progresser un nombre incroyable de joueurs", souligne-t-il.

franceinfo : Quelles images gardez-vous de Robert Herbin ?

Jean-Michel Larqué : Des images quotidiennes. Celles qui commençaient tous les jours vers 9 heures du matin, lorsque nous avions rendez-vous au stade Geoffroy-Guichard dans le vestiaire qui servait aussi de vestiaire de match. On s’entraînait à Geoffroy-Guichard. C'est l'image que j'ai de Robby, Robby en tant que joueur, puisque j'ai commencé ma carrière alors que Robby terminait la sienne. Et puis, quelques années plus tard, après déjà des succès avec Robby en tant que joueur, nous avons obtenu des résultats et des victoires avec Robby comme entraîneur.

On le surnommait Le Sphinx. Comment était-il comme entraîneur ?

Il y a toujours des exagérations dans la vie. Bon, c'est vrai que ce n’était pas quelqu'un qui parlait beaucoup, mais contrairement à ce que l'on peut imaginer, Robby s'est exprimé avec nous.

C'est vrai quand il prenait la parole, on savait que ça allait durer peu de temps, mais il disait les choses de façon précise et juste, avec conviction.Jean-Michel Larquéà franceinfo

Et c'est peut-être grâce à ça, parce qu'il savait faire passer le message de façon très rapide, que nous avons obtenu des succès sur le plan national et sur la scène internationale.

Robert Herbin était aussi un formidable formateur ?

On pense à Robert Herbin lorsque nous étions sur le devant de la scène. Mais il ne faut pas oublier que lorsque Robby a pris l'équipe en 1972, c'était la fin d'un cycle. Il y avait déjà eu quatre titres de champion de France, deux doublés. Et puis, il y avait des cadres qui commençaient à vieillir, d'autres qui étaient partis. Robby, ce n’est pas uniquement l'homme qui sait gérer une équipe avec de fortes personnalités. Il a fait débuter, il a formé, il a fait progresser un nombre incroyable de joueurs. Il a fait démarrer des garçons qui étaient totalement inconnus : Janvion, Lopez, Merchadier, Bathenay, Synaeghel, Rocheteau, Patrick Revelli, Saramania. C'est toute l'équipe de 1976.

Il n'était pas qu'un entraîneur d'une équipe qui était au sommet, c'est lui qui l'a amené au sommet.Jean-Michel Larquéà franceinfo

Un demi-siècle après le début de cette épopée, nous sommes tous copains. Nous sommes tous unis et nous nous retrouvons tous les ans, au moins une fois pour se revoir et évoquer nos souvenirs.

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