Rififi dans le football : 18 clubs démissionnent de l'UCPF

(Frédéric Thiriez et Noël Le Graët sont en guerre ouverte © SIPA|Solal)

Parmi les 43 clubs professionnels, 18 ont démissionné mardi soir de l'UCPF, l'Union des Clubs Professionnels de Football, leur propre syndicat, celui qui les représente et les défend à la fédération, à la ligue ou bien au ministère.

Dix-huit sur 43, c'est la minorité, c'est vrai mais ce sont les clubs les plus influents et les plus puissants qui ont démissionné comme Lyon, le PSG, Bordeaux, Marseille ou Nice. Une démission collective qui n'est pas arrivée par hasard mardi soir puisque demain, le Conseil d'Etat donnera son jugement en référé dans le dossier qui oppose la Ligue à la Fédération. Le conflit entre les deux instances dirigeantes tourne autour du nombre de clubs qui montent et qui descendent en fin de saison de la ligue 1 à la ligue 2. Aujourd'hui, cela concerne trois clubs de Ligue 1 et trois clubs de ligue 2. La Fédération ne veut rien changer au nom de "l'intérêt supérieur du football français". Et la Ligue de football professionnelle veut passer à 2 clubs qui montent et 2 clubs qui descendent. Avec 2 clubs qui descendent, la Ligue veut privilégier la ligue 1, diminuer le risque de relégation et assurer la santé financière de l’élite. Tout ça dans un contexte où le Paris Saint-Germain dépense des fortunes au mercato, rafle tous les trophées pendant que les autres clubs ont bien du mal à exister dans les compétitions européennes. Ces 18 présidents de clubs démissionnaires devraient donc rapidement créer un autre syndicat. Et ils entendent bien prendre le pouvoir et passer au-dessus des conflits qui opposent depuis trop longtemps la FFF à la LFP.

En toile de fond,  la guerre ouverte entre la Ligue et la FFF

C'est une guerre ouverte entre les deux présidents : Noël Le Graët, le numéro 1 de la Fédération française de football et Frédéric Thiriez, le président de la Ligue de football professionnelle. Le premier gère depuis 2011 les équipes de France et le football amateur. Le second a la responsabilité du football professionnel depuis 13 ans. C'est un conflit entre deux institutions, deux hommes et deux visions différentes du football alors que des réformes sont nécessaires et attendues. L'un et l'autre se sont taclés à de nombreuses reprises par médias interposés et ils n'hésitent plus à faire appel à la justice pour trancher dans les conflits qui les opposent. La preuve demain avec le Conseil d'Etat et à un an de l'euro, ces affaires donnent une très mauvaise image du football français.

 

 

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