Ligue des champions : le penalty qui élimine le PSG contre Manchester United était-il justifié ?

L\'attaquant de Manchester United frappe le penalty décisif pour la qualification de son équipe face au PSG, mercredi 6 mars 2019 au Parc des Princes.
L'attaquant de Manchester United frappe le penalty décisif pour la qualification de son équipe face au PSG, mercredi 6 mars 2019 au Parc des Princes. (ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP)

Le PSG s'est incliné 1-3 à domicile face à Manchester United. Le troisième but découle d'un penalty limite... qui va faire couler beaucoup d'encre.

90e minute. Une frappe de Diogo Dalot est déviée par le bras du défenseur parisien Presnel Kimpembe à la limite de la surface de réparation. L'arbitre siffle d'abord corner, avant d'être appelé par l'arbitre vidéo. Les deux hommes discutent. Finalement, l'arbitre central, le Slovène Damir Skomina, se rend sur le bord de la touche visionner l'action sur un écran prévu à cet effet. Et décide de siffler penalty pour Manchester United. L'attaquant anglais Marcus Rashford transforme la sentence et qualifie son club. Retour sur le fait marquant de ce 8e de finale retour de Ligue des champions entre le PSG et Manchester United, du funeste 6 mars pour le club parisien.

Que dit la règle ?

Revenons à la loi 12 du règlement du football. Que dit-elle sur les mains, particulièrement les mains décollées du sol par un joueur dos au ballon à la limite de la surface de réparation comme Presnel Kimpembe ? "Il y a « main » lorsqu’il y a contact délibéré entre le ballon et la main ou le bras." L'arbitre doit prendre en considération : 

• "le mouvement de la main en direction du ballon (et non du ballon en direction de la main)
• la distance entre l’adversaire et le ballon (ballon inattendu)
• la position de la main, qui ne vaut pas nécessairement infraction"

Comment l'arbitre l'a-t-il interprété ?

Ce qui est rageant, c'est que le défenseur parisien est à la limite de la surface (il saute en dehors, et atterrit en dedans) et que la frappe de Dalot n'avait pas l'air bien dangereuse. Ce qui est encore plus rageant, c'est que si la VAR n'avait pas été introduite en 8e de finale de la Ligue des champions et pas l'an prochain comme initialement prévu, l'arbitre slovène n'aurait pas sifflé penalty. Lui avait laissé les joueurs mancuniens préparer le corner.

Chez les commentateurs, les avis divergent

Furibard, Neymar a commenté la décision de l'arbitre sur son compte Instagram avec une bordée d'injures : "C’est une honte, ils mettent quatre personnes qui ne connaissent rien au football pour visionner les ralentis à la VAR. Il n’y a pas penalty. Comment il peut faire main alors qu’il est de dos."

    
     (NEYMAR JR / INSTAGRAM)

Sur RMC Sport, l'ancien arbitre international Stéphane Lannoy trouve ce penalty "particulièrement sévère, mais pas scandaleux". Même son de cloche chez ce journaliste ou cette observatrice : 

Sans surprise, les supporters parisiens avaient un avis radicalement différent.

(FRANCK FIFE / AFP)

Et même de l'autre côté de la Manche : "il n'y a jamais penalty, jamais de la vie. Mais ce n'est pas la faute de la VAR. C'est l'arbitre central qui a le dernier mot. C'aurait été plus facile pour l'arbitre de ne pas le siffler. C'est la faute de l'arbitre."

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