Le Paris Saint-Germain champion de France de Ligue 1

(Robert Pratta Reuters)

Après 19 ans d'attente, le Paris Saint-Germain a remporté dimanche soir le troisième titre de champion de France de son histoire, en allant s'imposer 1-0 sur le terrain de l'Olympique lyonnais, au stade de Gerland. À Paris, des centaines de supporters sont venus fêter l'événement sur les Champs-Élysées, en attendant la remise du trophée ce lundi soir au Trocadéro. Des incidents sporadiques ont éclaté. 21 personnes ont été interpellées.

Dix-neuf ans que le PSG attendait cela. Dix-neuf ans que ses supporters espéraient revivre un jour l'ivresse d'un titre de champion de France. La délivrance est arrivée dimanche soir, à deux journées de la fin de la saison de Ligue 1, sur la pelouse de l'Olympique lyonnais.

Grâce à une victoire 1-0, sur un but de Jérémy Ménez, les Parisiens ont mis fin à un suspense tout relatif, qui durait depuis quelques journées, concernant leur capacité à "tuer" le championnat. Il faut dire que plus personne ne doutait de la supériorité de cette équipe, supériorité acquise au prix fort, en recrutant des stars du calibre de Zlatan Ibrahimovic, Thiago Silva, Ezequiel Lavezzi ou David Beckham, grâce aux moyens financiers quasi-illimités des propriétaires qataris du club. Pour l'entraîneur italien Carlo Ancelotti - dont l'avenir dans la capitale s'écrit encore en pointillés - c'est l'aboutissement d'une saison pleine.

Ces dernières semaines, l'atmosphère au sein du PSG s'était pourtant faite de plus en plus pesante, avec notamment "l'affaire Leonardo". Mais dimanche soir, les hommes de Carlo Ancelotti n'ont pas laissé le moindre espoir à l'OL, maîtrisant de bout en bout une partie durant laquelle ils auront finalement été peu inquiétés, marquant par l'intermédiaire de Jérémy Ménez à la 53e minute.

"C'est le début de la nouvelle histoire du PSG [...] J'ai toujours dit que Paris méritait d'avoir un grand club, donc ce n'est que le début" (Nasser Al-Khelaifi, président du PSG)

Pas de retenue au coup de sifflet final ; la liesse s'est emparée de tous, joueurs, staff et dirigeants, la fête se prolongeant dans les vestiaires du stade de Gerland.

La fête attendue

Le seul bémol de cette soirée historique pour le PSG, c'est l'impossibilité pour lui de fêter ce titre, le troisième de son histoire, à Paris. Mais, dès lundi, les joueurs sont attendus dans la capitale, notamment par le maire Bertrand Delanoé, qui compte bien leur remettre le trophée de champion.

Le club donne également rendez-vous lundi soir, dès 22 heures, "sur les ponts parisiens ", semblant indiquer l'éventualité d'une croisière sur la Seine des joueurs pour fêter le titre.

Le maire de Paris, dans un communiqué, s'est dit "fier du PSG qui figure parmi les grandes équipes européennes de football ". Il ajoute : "Après le titre du PSG Handball et la victoire du Paris Levallois Basket en Coupe de France, c'est Paris et le sport tout entier qui rayonnent au plus haut niveau ". 

Cette victoire a également été saluée, sur France Info , par l'ancien président du PSG Michel Denisot, qui était aux commandes lors du dernier titre de champion de France des Parisiens, en 1994.

Le succès parisien a également été salué, par communiqué, par Frédéric Thiriez, président de la Ligue de football professionnel : "Après 19 ans d'attente, le PSG fait un superbe champion ! Ce titre récompense le talent mais aussi la volonté et l'envie. Et bravo aussi à l'OM, très beau vice-champion ".

Les Champs-Élysées s'embrasent, un peu trop

Même si la fête "officielle" n'est donc attendue que lundi à Paris, les supporters n'ont, eux, pas attendu pour célébrer ce titre dans l'euphorie collective. Dès le coup de sifflet final, des centaines de personnes ont convergé vers l'avenue des Champs-Élysées, maillots sur le dos, écharpes à la main, fumigènes non loin, crier leur joie sans mesure.

Des scènes de joie explosive que la capitale n'avait plus connues depuis 19 ans. Et que le PSG, fort d'une puissance financière inégalable - sauf par l'AS Monaco qui vient d'obtenir son ticket pour la Ligue 1 mais englué dans un conflit avec les instances du football français - pourrait très vite connaître à nouveau.

Mais quelques incidents ont aussi éclaté en marge des célébrations. Des vitrines de magasins ont été brisées par une poignée de casseurs, sont certains ont réussi à pénétrer à l'intérieur, provoquant la charge des CRS. La police a annoncé lundi matin avoir interpellé 21 personnes.

L'histoire de cette saison 2012-2013 retiendra enfin que le PSG, en battant Lyon, offre à l'OM, son meilleur ennemi, une qualification en Ligue des Champions, à la faveur d'une seconde place désormais certaine. Sûr que pour une fois, le bonheur des uns fait (un peu) le bonheur des autres.