Contre Chelsea, le PSG a-t-il signé son plus grand match européen ?

Le défenseur parisien David Luiz fête le but inscrit par son coéquipier Thiago Silva, qui offre la qualification au PSG face à Chelsea, le 11 mars 2015, en huitième de finale retour de la Ligue des champions, à Londres (Royaume-Uni).
Le défenseur parisien David Luiz fête le but inscrit par son coéquipier Thiago Silva, qui offre la qualification au PSG face à Chelsea, le 11 mars 2015, en huitième de finale retour de la Ligue des champions, à Londres (Royaume-Uni). (BACKPAGE IMAGES / BACKPAGE IMAGES LTD / AFP)

Les Parisiens ont réalisé une performance rare, mercredi, à Londres, en battant les Blues en 8e de finale de la Ligue des champions. Performance qui entre sans conteste au Panthéon du club de la capitale. 

Un PSG entré "dans la cour des grands", selon son entraîneur, Laurent Blanc ; une qualification "historique", selon son président, Nasser Al-Khelaïfi. Le Paris Saint-Germain a signé un exploit, mercredi 11 mars, face à Chelsea, en huitième de finale retour de la Ligue des champions. De quoi rappeler les plus belles heures européennes du club parisien, et peut-être même les surpasser. A vous de juger, à l'aide de ces quelques rappels historiques.

2015 : en infériorité numérique face à Chelsea

Au coup d'envoi du match, le PSG est virtuellement éliminé, à cause d'un but encaissé lors du match aller à domicile, dominé toutefois par les Parisiens (1-1). A Stamford Bridge, face à la défense de fer du leader du championnat anglais, il faut donc marquer. Mission compliquée, voire impossible, après l'expulsion sévère de Zlatan Ibrahimovic, à la 32e minute de jeu.

Au fil du temps, la marmite parisienne se remplit des ingrédients d'un match référence. Malgré un arbitrage litigieux et les mauvais gestes de Diego Costa, les Parisiens restent dans leur match. Faisant fi de leur infériorité numérique, ils se procurent des occasions (poteau de Cavani à la 58e). Malgré un but encaissé à la 81e, ils égalisent à la 86e d'une tête rageuse de David Luiz, sur un corner tiré par Ezequiel Lavezzi, tout juste entré en jeu.

David Luiz égalise pour le PSG, à moins de cinq minutes de la fin du match contre Chelsea, mercredi 11 mars 2015, à Londres (Royaume-Uni).
David Luiz égalise pour le PSG, à moins de cinq minutes de la fin du match contre Chelsea, mercredi 11 mars 2015, à Londres (Royaume-Uni). (IAN KINGTON / AFP)

Puis vient la prolongation. Chelsea est sonné, mais Paris fatigué. Les Anglais inscrivent un but sur penalty après une main discutable de Thiago Silva. Rageant. Mais les Parisiens ne renoncent pas et sont récompensés, sur une tête de Thiago Silva, à quatre minutes du coup de sifflet final. "Héroïques", titre L'Equipe.

1997 : malgré un fax oublié face au Steaua Bucarest

Ne vous fiez pas aux apparences : un match retour de tour préliminaire de la Ligue des champions peut marquer l'histoire d'un club. A l'aller, en Roumanie, les Parisiens ont perdu 3-2, mais une sanction administrative due à un fax oublié par le club français leur vaut finalement une défaite 3-0, rappelle le site d'Eurosport. La messe semble dite.

C'est la fin de l'été au Parc des princes, où les supporters, survoltés, découvrent leur nouveau duo d'attaquants : Marco Simone et Florian Maurice. En une mi-temps, sous la pluie, chacun des deux marque un but (32e, 41e), en plus d'un doublé de Raï (2e, 23e). Incroyable : en 40 minutes, le PSG a repris l'avantage. Dix minutes après la pause, Raï sonne le glas des espoirs roumains (5-0, 56e) et offre une demi-heure de fiesta à un stade euphorique où résonne La Marseillaise.

1995 : malgré la poisse face au Barça

18 mars 1995, quart de finale retour de la Ligue des champions. Les Parisiens sont en position de force, après un bon nul arraché à Barcelone (1-1). Distancés par Nantes en championnat, ils misent tout sur cette épopée européenne. Mais ils sont cueillis à froid par le Barça de Johan Cruijff, qui résiste en première mi-temps et s'ouvre les portes des demi-finales au retour des vestiaires (0-1, 50e).

Après avoir touché trois fois la barre transversale et une fois le poteau en première période, David Ginola trouve à nouveau la barre à la 67e. Le PSG, dominateur mais éliminé ? Pas encore. Sur un corner de Paul Le Guen, Raï offre au moins des prolongations aux Parisiens (1-1, 73e). La libération intervient dix minutes plus tard : Vincent Guérin reçoit un ballon au milieu du terrain, s'avance et envoie, d'une frappe lointaine, le PSG en demi-finale.

1993 : au buzzer face au Real Madrid

18 mars 1993, quart de finale retour de la Coupe de l'UEFA (désormais Ligue Europa). A l'aller, le PSG s'est fait corriger à Madrid (3-1). Revanchards, les joueurs d'Artur Jorge sont soutenus par un Parc des princes en fusion. A dix minutes de la fin du match, ils mènent logiquement 1-0 et ne sont qu'à un but de l'exploit.

La suite est ancrée dans la mémoire des supporters parisiens : David Ginola inscrit une superbe demi-volée (2-0, 81e), Valdo Filho alourdit la marque (3-0, 89e). Ivan Zamorano décroche d'éventuelles prolongations pour Madrid (3-1, 92e). Les arrêts de jeu s'éternisent et le PSG obtient un ultime coup-franc. "Voilà le quatrième but", annonce en direct Michel Platini, consultant à la télévision. Le ballon s'élève, rencontre la tête d'Antoine Kombouaré, d'ordinaire remplaçant, et termine dans les filets (4-1, 96e). "T'es obligé de te lever et d'applaudir", résumera Thierry Henry, pourtant supporter marseillais.

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