Finale de la Ligue Europa : la moitié des places des clubs finalistes ont été rendues à l'UEFA

Le Français Olivier Giroud et ses coéquipiers du club de Chelsea, lors d\'un entraînement à Bakou (Azerbaïdjan) le 28 mai 2019, avant la finale de la Ligue Europa.
Le Français Olivier Giroud et ses coéquipiers du club de Chelsea, lors d'un entraînement à Bakou (Azerbaïdjan) le 28 mai 2019, avant la finale de la Ligue Europa. (ALEXANDER NEMENOV / AFP)

La finale de la Ligue europa se joue mercredi soir à Bakou, en Azerbaïdjan. Le choix de cette destination lointaine par l'UEFA a conduit Chelsea et Arsenal a rendre la moitié des 12 000 places qui leur avaient été attribuées.

La finale de la Ligue Europa aura l'accent anglais lors de son coup d'envoi, mercredi 29 mai à 21h (heure de Paris). La petite coupe d'Europe de football se termine sur une confrontation entre Chelsea et Arsenal. Cet ultime match se déroulera cependant à plus de 4 000 kilomètres de Londres, dans la capitale de l'Azerbaïdjan, Bakou. Ce choix a conduit les clubs finalistes a rendre 50% des places qui leur avaient été attribuées par l'UEFA.

6 000 billets rendus par les deux clubs

Chelsea et Arsenal avaient protesté contre la localisation du match à Bakou. Les deux clubs, tout comme des associations de supporters, avaient écrit des lettres de protestation à l'UEFA, décisionnaire dans le choix du lieu de la finale. En vain. Conséquence : sur la totalité des 12 000 billets reçus par les deux clubs pour la finale de la Ligue Europa, 2 000 ont été rendus par Chelsea et 4 000 par Arsenal. C'est du jamais vu pour une finale européenne de football. Le stade de 70 000 places sonnera-t-il donc creux mercredi soir ? Impossible à savoir car aucune communication n'a été faite sur le sujet. Beaucoup d'Azeri mais aussi de Russes et d'Indiens ont acheté des billets et mettaient déjà l'ambiance à 24 heures du match, dans les rues de Bakou.

Il faut dire que pour assister à cette finale, il fallait vraiment être motivé. Étant donné qu'il n'y avait cette semaine aucun vol direct entre Londres et Bakou, les moyens de transport étaient limités et le voyage souvent très long : dix heures d'avion avec escales pour 1 000 euros, 500 euros en train sur quatre jours et avec 11 changements ou 59 heures de conduite si l'on voulait prendre sa voiture. Sans compter le prix du billet pour le match et l'hébergement. "Bakou est de loin mon voyage le plus difficile !", raconte ainsi sur les réseaux sociaux James Benge, journaliste pour le site Internet Football.London. "Il faut encore que j'attende. J'espère arriver pour les conférences de presse. Je suis vraiment contrarié." Après deux jours de voyage, deux avions et un train, il est finalement arrivé à bon port. 

"Développer le football partout" selon l'UEFA

Cela fait deux ans que l'UEFA a annoncé qu'elle avait choisi Bakou pour cette finale. "Il faut développer le football partout et pas seulement en Angleterre ou en Allemagne", a justifié Aleksander Ceferin, le président de l'instance du football européen. Critiqué aussi pour le choix d'un pays où le respect des droits humains est pointé du doigt, il a répondu que "c'est un problème mais il y en a dans d'autres pays d'Europe".

Mardi 21 mai, le club d'Arsenal avait ainsi annoncé l'absence de son milieu de terrain arménien Henrikh Mkhitaryan pour la finale. Le joueur craignait pour sa sécurité en raison des relations difficiles entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan. Depuis près de 30 ans, le conflit territorial autour de la région séparatiste du Nagorny-Karabakh empoisonne les relations entre ces deux pays du Caucase.

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