Ligue des champions : les Lyonnaises "ont mangé Wolfsburg comme jamais", se réjouit la vice-présidente de la FFF

Les joueuses de l\'OL célèbrent leur victoire le 30 août 2020.
Les joueuses de l'OL célèbrent leur victoire le 30 août 2020. (ANTOINE MASSINON / A2M SPORT CONSULTING / AFP)

Dimanche 30 août 2020 les joueuses de l'OL ont remporté pour la septième fois de leur histoire la Ligue des champions féminine contre les Allemandes de Wolfsbourg. 

Les footballeuses lyonnaises "ont mangé Wolfsburg comme jamais", dimanche 30 août, en finale de la Ligue des champions féminine, s’est réjouie la vice-présidente de la Fédération française de football (FFF), Brigitte Henriques, ce lundi 31 août sur franceinfo. L’OL a ainsi remporté son 7e titre, le 5e d’affilée, en battant les Allemandes 3-1. "Je me suis régalée et je pense que je ne suis pas la seule", a ajouté Brigitte Henriques, évoquant un match "extraordinaire", "hyper technique". Le succès de Lyon est, selon elle, "d’autant plus fabuleux que, depuis ce matin, on ne parle plus de football féminin (…) on parle de record, de légende par rapport au football tout court et c'est un bonheur immense".

franceinfo : les Lyonnaises ont un nouveau surnom depuis hier soir : les "légendaires". Est-il mérité, selon vous ?

Brigitte Henriques : oui, en tout cas, c'est fabuleux pour le football. Et c'est d'autant plus fabuleux que, depuis ce matin, on ne parle plus de football féminin. Aujourd'hui, on parle de record, de légende par rapport au football tout court et c'est un bonheur immense. Et oui, bien sûr, elles le méritent : sept titres, donc cinq d’affilée. Et puis surtout, parlons aussi de la qualité du match et de la qualité des Lyonnaises sur le terrain, hier. C'est extraordinaire. Elles ont mangé Wolfsburg comme jamais. Et quand la France commence à battre l'Allemagne plusieurs fois d'affilée, c'est un signal très fort qui est envoyé.

Est-ce que cela peut faire taire les critiques qui disent que les femmes jouent moins bien que les hommes ?

Je crois qu'avec la Coupe du monde 2019, on avait commencé à de moins en moins entendre les personnes qui comparaient ce jeu à celui des garçons. En tout cas, ce qu'on a pu voir hier, ce n'était pas lent, c'était super, c'était hyper technique, avec ce 4-4-2 choisi par le coach qui a vraiment fait un bon choix puisque ça a perturbé Wolfsburg. Franchement, je me suis régalée et je pense que je ne suis pas la seule.

On comptait 200 000 joueuses licenciées fin mars dernier. On peut parler de véritable engouement ?

Oui et il faut que ça continue, maintenant que Lyon a montré qu’on pouvait écrire davantage l'histoire. Ce que je souhaite vraiment de tout cœur, c’est que nos clubs professionnels, comme nos clubs amateurs, continuent de travailler comme ils le font, et surtout qu'on ait des investisseurs et davantage d'entreprises, de partenaires qui aient envie d'y aller.

Vous êtes à nouveau en ligne