Foot : Liverpool remporte sa sixième Ligue des champions en battant Tottenham au terme d'une pauvre finale (2-0)

La joie des joueurs de Liverpool après leur succès en finale de la Ligue des champions face à Tottenham (2-0), le 1er juin à Madrid (Espagne).
La joie des joueurs de Liverpool après leur succès en finale de la Ligue des champions face à Tottenham (2-0), le 1er juin à Madrid (Espagne). (GABRIEL BOUYS / AFP)

Les Reds restaient sur deux finales perdues, en 2007 et en 2018.

Les finales de Ligue des champions entre deux équipes d'un même pays produisent rarement des grands matchs et ce Liverpool-Tottenham disputé samedi 1er juin au stade Wanda Metropolitano de Madrid (Espagne) n'a pas fait exception. Les Reds se sont imposés 2-0. D'abord grâce à un penalty accordé après 23 secondes de jeu. Une faute de main discutable de Moussa Sissoko sur un centre de Sadio Mané, une frappe pure de Mohamed Salah au fond des filets d'Hugo Lloris, et le tour était joué.

Pendant tout le reste du temps, la finale s'est joué sur un faux rythme, Tottenham n'osant pas se découvrir et Liverpool gérant son avantage. C'est le joker belge Divock Origi qui a scellé la victoire des siens dans les dernières minutes d'une frappe croisée de l'intérieur de la surface. N'empêche, c'est le gardien des Reds, le Brésilien Allisson, qui a été le meilleur joueur de la rencontre, réalisant plusieurs parades décisives en fin de match.

Jürgen Klopp vainc sa malédiction

Cette drôle de finale conclut de manière décevante une saison de Ligue des champions formidable, marquée par d'incessants renversements de situation. Où Liverpool avait surmonté un handicap de trois buts face au Barça, et Tottenham renversé une défaite à domicile face à l'Ajax en demi-finales. Liverpool décroche sa sixième Ligue des champions après ses victoires de 1977, 1978, 1981, 1984 et 2005, le soir de la fameuse nuit d'Istanbul, où les Reds avaient refait un retard de 3 buts contre le Milan AC. 

Le club anglais restait par ailleurs sur deux finales perdues, en 2007 et en 2018. Cette victoire constitue donc une revanche pour le coach de Liverpool. Jürgen Klopp, à la réputation flatteuse, avait jusque là perdu les trois finales de Coupe d'Europe qu'il avait disputées. Ce succès madrilène lui offre la plus belle ligne de son palmarès. "Je ne me vois pas comme un loser", clamait-il la veille de la finale, persuadé que sa prophétie allait triompher de sa malédiction européenne. A son arrivée à Liverpool en 2015, Jürgen Klopp s'était donné quatre ans pour décrocher un trophée... Promesse tenue !

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