Ligue 1 : le PSG sacré champion de France après le match nul de Lille contre Toulouse

Le défenseur du PSG Dani Alves joue à Nantes, le 17 avril 2019.
Le défenseur du PSG Dani Alves joue à Nantes, le 17 avril 2019. (LOIC VENANCE / AFP)

Le club de la capitale, titré en championnat pour la sixième fois en sept ans, peut encore remporter la Coupe de France, dans deux semaines, pour bonifier une saison qui s'achève de manière poussive.

Et de huit ! Le Paris Saint-Germain a remporté, dimanche 21 avril, le huitième titre de champion de France de son histoire après le nul de Lille contre Toulouse (0-0). C'est le sixième sacre de la décennie en championnat pour le PSG et, depuis que le Qatar a pris les commandes du club parisien, seuls Montpellier (en 2012) et Monaco (en 2017) ont chipé le titre à l'éternel favori de la Ligue 1. N'empêche, il y a malgré cela des raisons de faire la fine bouche.

Une saison mitigée 

Cette performance doit être jugée à l'aune des saisons précédentes. Si le PSG n'a pas battu le record de précocité pour un champion, ni le record d'invincibilité (toujours propriété du FC Nantes de Jean-Claude Suaudeau de 1995), il a donné l'impression d'écraser une bien faible concurrence. Seul Lille a donné le sentiment de tenir son rang, avec un collectif talentueux et un vrai projet de jeu. En témoigne la raclée retentissante infligée aux Parisiens dimanche dernier (5-1), la pire défaite du club de la capitale en championnat depuis deux décennies. Au mieux, Lyon, Saint-Etienne ou Marseille auront brillé par à-coups.

Le club de la capitale n'a pas non plus fait le plein en Coupes, une première depuis 2014, avec une improbable défaite à domicile face à Guingamp (1-2) en quarts de finale de la Coupe de la Ligue. En Coupe de France, il affrontera une équipe de Rennes revigorée en finale le 28 avril. Et le mètre étalon des saisons parisiennes, la Ligue des champions, n'offre là encore qu'un bilan très contrasté. Certes, le PSG a fini en tête d'un groupe relevé avec Naples et Liverpool, mais il a chuté dès les huitièmes de finale contre un Manchester United très faible. La faillite collective du match retour éclipse la brillante performance de l'aller, comme dans un mauvais remake de la remontada barcelonaise de 2017 (2-0, 1-3).

Thomas Tuchel renforcé

Pourtant, Thomas Tuchel sort renforcé de cette première saison sous les couleurs parisiennes. La presse et ses joueurs saluent son management, le clan Neymar envoie des signaux indiquant que la star brésilienne va rester et l'entraîneur allemand a fait la preuve de sa science tactique lors des joutes européennes de l'automne. C'est aussi le premier entraîneur du PSG à être prolongé par sa direction avant la fin de sa première année. 

Le prochain défi à réussir sera celui du recrutement, défaillant l'été dernier. C'est d'ailleurs le message que le technicien allemand a envoyé à ses dirigeants après la fessée reçue à Lille : "Nous sommes 15, c’est trop peu. On joue sans Neymar [qui s'est encore blessé quand arrivaient les grandes échéances], sans Edinson Cavani, sans Angel Di Maria. (...) On manque de beaucoup de joueurs, et tout le monde accepte ça." Sans parler du psychodrame avec Adrien Rabiot, pur produit de la formation parisienne écarté pour avoir refusé de prolonger son contrat, qui a pourri l'ambiance pendant des mois. Du renfort au milieu de terrain, avec des joueurs de calibre international, apparaît comme une condition indispensable pour enfin briser le plafond de verre du PSG sur la scène européenne.

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